• No_Vak

Angers 3-0 DFCO : complètement à l’ouest

Parce que le ridicule ne tue heureusement pas, Dijon s’incline pour la troisième fois d’affilée par trois buts ou plus et soigne son goal-average dans un sprint final sans intérêt.

Faut-il réellement 3 dijonnais pour essayer de stopper El Melali ? (photo Eddy Lemaistre)

Après de (trop) nombreux essais infructueux, le 5-3-2 se transforme en un 4-4-2 en apparence. Dina et Sammaritano sont les ailiers de cette formation, tandis que Ngonda remplace Chala. Marié et Ndong sont appairés au milieu. Quant aux jeunes qui s’entraînaient cette semaine avec le groupe pro, nous déplorons leur absence de la feuille du match, malgré les deux places disponibles dans un groupe de 18 joueurs sur 20. David Linarès s’explique en évoquant les blessures de Siwe et Belhadji, tandis que ce dernier et Arli ont participé aux match de la réserve contre Strasbourg ce samedi. 🤔



Mais nous n’avons pas le temps de nous interroger davantage puisque dès la 7e minute, Angelo Fulgini contrôle un ballon en profondeur de Manceau, et reprend de volée pour battre Allagbé. La défense est complètement aux abois (1-0). Le SCO n’avait plus marqué depuis 4 rencontres.


Angers est libéré et domine les débats dans les premiers instants. Le pressing étouffe toute tentative de relance et les maladresses de Dijon refont surface. Résultat, impossible de se retrouver balle au pied dans les 30 mètres du SCO. En même temps, on ne peut pas vraiment dire que les Bourguignons se tuent à la tâche…


En 20 minutes, seule une petite incursion dans la surface angevine est à signaler : c’est Dina-Ébimbé qui profite d’un contre favorable sur l’aile gauche, mais il lui faut 3 touches de balle pour se décider à centrer directement sur Pavlovic.


La première demi-heure ne nous donne que très peu à commenter, si ce n’est l’extrême pauvreté technique et tactique des deux formations. Mais même dans ce domaine, c’est Dijon qui impressionne le plus par son incapacité à créer une quelconque occasion, et sa faculté à en donner généreusement à ses adversaires. Angers n’a qu’à évoluer en contre et jouer bas pour paralyser des Dijonnais apathiques et sujets à beaucoup d’erreurs.


Rare photo de Mama Baldé à un moment où il a failli toucher le ballon (photo Eddy Lemaistre).

La seule tentative notable en faveur du DFCO se résume à un geste technique astucieux de Dina au milieu de terrain avant de servir Baldé, dont la frappe pied gauche est contrée dans la surface. A la pause, les statistiques sont très équilibrées, la possession est en faveur de Dijon, mais les nôtres sont encore une fois derrière au score.


« On va quand même pas perdre contre ... ça ! »

Pas de changement à la reprise, il faut croire que les 4 tirs (dont 1 cadré) des deux équipes satisfont les entraîneurs. Et ce choix est payant pour Stéphane Moulin, alors que Thioub est lancé dans la profondeur et frappe au but, Allagbé ne peut que dévier sur Bahoken qui marque dans le but vide, mais un hors-jeu infime de l’attaquant permet au but d’être annulé. Écuélé-Manga était pourtant à la traîne.


Mais il ne faut que quelques instants de plus pour que Saturnin en fasse de nouveau des

siennes : alors que Farid El Melali est couvert par Panzo, Allagbé ne sait que faire entre couvrir son premier poteau et anticiper le centre. Résultat, il ne fait ni l’un ni l’autre et laisse le but complètement ouvert pour l’Algérien, dont le sursis devrait être révoqué après cette nouvelle agression.


Un placement défensif et du gardien à montrer dans toutes les écoles de cirque.

15 minutes passent avant la sortie de Dobre, invisible, remplacé par Kamara. Pour l’instant, personne ne semble capable de rendre ce calvaire ne serait-ce qu’un petit peu plus supportable. Les deux équipes sont soporifiques, et ce ne sont pas les longs coup-francs de Sammaritano directement dans les bras de Bernardoni qui vont y changer quelque chose.


Le numéro 7 cède sa place à Chouiar, mais la plus grande surprise c’est l’entrée de Zagré à la place de Jordan Marié. Cependant, le ballon est désormais confisqué par les noir et blanc. Angers sait combien ces trois points contre l’ogre dijonnais sont précieux et, terrifiés par le courroux des hommes de Linarès, joue la sécurité avant tout.


Baldé sort pour Konaté, l’homme de la situation ? Si l’on considère qu’on avait besoin d’une plante verte devant, on aurait pu laisser le titulaire à son poste… Et soudain, comme un fantôme revenant nous hanter, Loïs Diony nous rappelle ce que c’est d’avoir un attaquant compétent, avec une tête claquée de bien belle manière par notre gardien. La tentative semble surprendre tout le monde, le tireur en premier.


Il faut peu de temps à Pereira Lage pour servir de nouveau Diony, cette fois dans ses pieds, qui même en glissant trompe la vigilance d’Allagbé (3-0, 90e). Bruno Écuélé-Manga, en interview d’après match, estime que Dijon avait pourtant bien débuté le match. Sûrement un nouveau manque de chance pour nos Rouges ? Ca commence à faire beaucoup, là, non ?



LES NOTES

L’Homme du Match : Dina-Ebimbe (3.3)

Beaucoup de gri-gris inutiles, une conduite de balle douteuse et une prise de décision plus que suspecte : vous avez pourtant là le meilleur Dijonnais du match. Au moins, il a essayé de nous réveiller. Peut-on lui reprocher de jouer perso dans ce XI de bras cassés ?

Ne vous fiez pas aux positions des joueurs, personne n'a compris le système de David Linarès.

Allagbé (1.3) : Le coach voulait essayer une autre option dans les buts sur ces dernières journées de L1 : on a vu. Next.


Chafik (2.7) : Le moins mauvais de tous nos défenseurs, mais ça n’est pas plus rassurant que ça. Si même lui ne retrouve plus son football...


Écuélé-Manga (1.3) : Tout aussi mauvais que le commentateur qui a déclaré que Diony et lui se connaissaient par coeur, et nous appelle le « Dijon Football Club ». Si au moins ça permet de faire oublier le nom du DFCO dans les livres d’histoire…


Panzo (2.3) : A l’image de son capitaine, il a parfaitement déjoué son propre piège du hors-jeu sur le deuxième but. Quand les plus expérimentés donnent l’exemple aux jeunes….


Ngonda (2) : Pour son retour parmi les titulaires, il n’a pas vraiment montré qu’il nous avait manqué. #Maestro/20


Marié (2) : Impuissant et en panne d’inspiration, mais ce n’est pas la première fois. Remplacé par Zagré (71e) pour un peu de folie au milieu de terrain ! Non, on déconne.