• Gus21

Bordeaux 1-0 DFCO : pas vernis...

Dominer le début de match, se créer deux énormes occasions, les croquer, prendre un rouge sévère (si, si), tenir quand même, prendre un but d'un mec qui aurait dû lui aussi prendre rouge : c'est la vie que le DFCO a décidé de mener.

Les joueurs :

Homme du match : Allain (7,5) : on a bien fait de ne pas le mettre HdM contre Montpellier celui-là. Ça aurait fait quatre fois en cinq matchs, faut pas déconner ! Car bon, ça va 5 minutes de truster à chaque fois la place d'honneur mais ça devient lassant à longue. C'est un peu comme si à chaque debrief on était obligé de ne commenter que des défaites et quelques nuls. Oh wait... Bref, il va falloir qu'il bosse un peu le jeu au pied encore mais pour le reste, pas grand chose à jeter. Il arrive même à sortir les vieilles déviations foirées de Magic Yambi pour ne pas ajouter un CSC à la frustration. Le genre d'action qu'un certain gardien atteint d'alopécie androgénique aurait regardé passer en râlant.


Chafik (6) : c'est bon, maintenant ? On a capté qu'on tient un super latéral droit qui, en plus de faire le taf, ne sponsorise pas ses stories quand il a fait une sortie "sociale" ? Il a graillé Karamoh, a proposé du jeu, s'est battu, jusqu'au bout. Le foot, c'est aussi simple que ça parfois.


Yambéré (5,5) : un match typique de notre Magic Yambi national. Il a bousculé Cornelius, s'est embrouillé avec la moitié de l'équipe bordelaise, a failli insulter l'arbitre, s'est fait insulter par le stade et a été à deux doigts de marquer contre son camp, mais il a fait un match quasi-irréprochable défensivement. Un classique.


Lautoa (6) : il n'a (presque) découpé personne, a relancé proprement, a été solide de bout en bout... à croire que le prévenir, la semaine dernière, qu'Aguerd était dans les starting-blocks a eu un effet (quoi on se fait des films ?). Reste à confirmer maintenant.


Haddadi (3) : bon, eh bien on va revenir aux basiques hein. Rester au marquage, suivre le joueur, ne pas relancer dans l'axe, tout ça. C'est con parce que normalement, quand t'as pas assimilé ça en U11, tu termines ta carrière comme remplaçant en Régionale 2 à l'UC Bricquebec. Mais faut croire que certains passent au travers des mailles du filet. Et au travers de leurs matchs aussi.


Remplacé à la 87e minute par Alphonse (non noté), histoire de dire qu'on avait fait nos trois changements.


Amalfitano (4) : comme ton pote Dédé en boîte quand il cherche à ambiancer une fille. Ça commence bien, il est poli, charmeur, il danse collé-serré mais pas trop, le bon cocktail quoi. Mais ça loupe pas, à un moment, il lâche une perlouze du genre "en vrai, j'te jure, t'es trop fraîche, wesh". Et bim, une tarte et dehors. La même pour RA20. Bon, à une différence près : y'a jamais rouge sur cette action, la putain de ta grand-mère !


Abeid (5,5) : il a plus coulé de ciment (t'as vu la référence ?) dans la défense qu'un portugais pendant ses vacances d'été mais ça n'a pas suffit et il a vécu le même drame émotionnel que ces gamins à la plage qui passent deux heures à faire leur château de sable avant que celui-ci ne se prenne une vague dans la tronche. Frustrant.


Sliti (3,5) : peut-être le seul a qui le rouge d'Amalfitano a profité, en lui permettant de sortir du terrain alors qu'il avait franchement la tête dans le sceau. Avoir autant de technique, de feu dans les jambes et se gourer systématiquement dans le dernier geste, c'est beaucoup trop triste. Mieux valait que ça ne dure pas trop.


Remplacé à la 38e minute par Marié (4,5), qui avait, semble-t-il, tout donné contre Montpellier. Aller, on va être indulgents, rentrer à 10 contre 11, ce n'est jamais simple. Mais bordel, Jordan, essaie d'enchaîner !


Kwon (3,5) : comme tes productions en cours d'arts plastiques au collège. Y'a de l'envie, y'a de l'idée mais c'est brouillon, ça va nul part et au final, ça termine vite dans un tiroir. Tellement transparent en deuxième période que Toto Kombouaré semble avoir oublié qu'il était sur le terrain et a préféré sortir Saïd.


Saïd (6) : pour l'instant je ne dis rien, mais un jour faudra qu'il explique pourquoi il a attendu pile le départ d'ODO pour se remettre à jouer. Là il court, il tente, il lâche des passes caviar, il revient défendre. Du travail d'orfèvre. Alors qu'il y a un mois encore, il était moins bon qu'une fusion Mitroglou-Njie. Étonnant, quand même.


Remplacé à la 73e minute par Bouka-Moutou (non noté). Saïd remplacé par Bouka-Moutou. Si on m'avait dit que j'écrirais ça un jour...


Tavares (4,5) : au risque de paraphraser un proverbe de comptoir : tire dur, tire mou, mais tire dans le trou ! Avoir deux occasions pareilles et ne pas les convertir, c'est à s'arracher les cheveux (même quand t'en a plus). On l'espérait guéri après son but en Coupe de France mais finalement... D'autant plus rageant que dans le jeu, c'est résolument mieux.


Le match :

Quand ça ne veut pas... C'est souvent le lot des équipes mal classées. Au bout d'un moment, la malchance se mêle aux lacunes. Difficile de ne pas sortir frustré de cette défaite, tant les Rouges avaient attaqué le match de belle manière. Et même si le manque de réalisme de Julio Tavares sur deux magnifiques offrandes de Wesley Saïd a pesé, nul doute que sans le carton rouge de Romain Amalfitano, le DFCO aurait eu tout ce qu'il fallait pour empocher la victoire dans ce vitico.


Alors ce carton rouge, parlons-en. Incontestablement, il y a faute. Et oui, le tacle d'Amalfitano est très engagé, maladroit et pas forcément utile. Et certes, on peut justifier le carton rouge par l'éventuelle dangerosité du geste, bien qu'au final Jimmy Briand n'ait rien eu sur l'action et que le geste soit plus impressionnant à vitesse que réellement dangereux au vu des ralentis. Mais de deux choses l'une. D'une part, 99 fois sur 100, ce genre de geste sera sanctionné d'un jaune. Le jour même, un geste bien plus dangereux (le pied haut d'Aguilar dans le visage de Sarr lors de Rennes - Montpellier) n'a pas entraîné d'expulsion. Encore une fois, on est confronté au problème de cohérence dans l'arbitrage. D'autre part, un autre rouge aurait dû être distribué dans ce match, à Cornelius. Déjà averti, l'attaquant bordelais a percuté du genou la tête de Bobby Allain sur un geste qui ne s'imposait pas. Et même si le contact est léger, il aurait pu être très dangereux. Et donc un second jaune aurait été parfaitement justifié. Mais M. Hamel s'est abstenu et, moins de 10 minutes plus tard, le danois a inscrit le but de la victoire.


Il faut le reconnaître, depuis le début de la saison et en partie grâce à l'introduction du VAR, le DFCO a été beaucoup moins désavantagé par l’arbitrage que lors des deux dernières saisons. Mais sur ce match, le manque de cohérence et de mesure de M. Hamel a pesé lourd. Avec ce résultat, le DFCO stagne au classement et perd l'occasion de profiter des défaites de tous les autres mal classés. Cela ne doit pas pour autant occulter quelques points positifs. A nouveau auteur d'une grande prestation, Bobby Allain a définitivement pris le costume de numéro 1 et s'il reste à ce niveau, il sera très précieux pour la fin de saison. Dans un contexte difficile, la défense du DFCO s'est montrée très solide et, même s'il va falloir rapidement régler le problème du couloir gauche, cela donne de l'espoir. Enfin, le retour de Kwon et le brutal changement de forme de Saïd offrent davantage d'options devant, même si là encore, des renforts ne seraient pas de refus. Antoine Kombouaré a parlé d'une défaite encourageante. Contrairement à ses changements de fin de match, cette analyse semble pertinente.

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© Le Dijon Show, 2020

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