• Gus21

[DEBRIEF] L1, J18 : DFCO - Lille (3-0)

Après la fessée au beurre salé reçue la semaine dernière au cœur des landes bretonnes, on attendait des dijonnais qu’ils nous prouvent qu’il ne s’agissait là que d’un accident de parcours dans un début saison ô combien plaisant. Et l’adversaire du soir avait la tête de la parfaite victime expiatoire : 18e, le LOSC, malgré un léger mieux récent, peine toujours autant à se trouver dans le jeu et enchaîne les déboires hors terrain. Résultat des courses ? Pas de pitié, une victoire 3-0 nette et sans bavure et un brasier dans la nuit glaciale : Wesley Saïd’s on fire !

Les joueurs :

L’Homme du match : Saïd (7,5) : c’est l’histoire d’un mec qui passait par là et qui, tranquille, a planté deux buts en 5 minutes. Non content d’inscrire le premier doublé de sa carrière professionnelle, le garçon y a mis la manière, avec cette reprise de volée magistrale sur sa première banderille et surtout en inscrivant ses deux pions de son « mauvais » pied. Et puis comme ça ne suffisait pas vraiment, il s’est offert une quasi passe décisive sur le troisième but dijonnais. Alors certes, au bout du compte ce sont les comiques troupiers Maignan et Ballo-Touré qui ont fait le boulot, mais c’est quand même lui qui décale Sammaritano pour venir pousser les nordistes à la cagade. Tranquille après la pause, il a géré comme les autres, a placé quelques festivals histoire de prouver que la première période n’était pas un accident, puis est allé se mettre au chaud avant la fin. Avec en tête le match à Angers mercredi, qui déterminera peut-être qui de lui ou de Kwon finira meilleur buteur du DFCO sur la phase aller !Remplacé à la 77e minute par Balmont (non noté). Rentré avec une hargne et une envie de jeune premier, il s’est surtout distingué par un magnifique geste en fin de match : accompagné de Sliti, il est allé saluer les quelques supporters lillois qui avaient bravé le froid bourguignon (et le niveau cataclysmique de leur équipe) et leur a filé son maillot. Ces mêmes supporters nordistes qui l’avaient d’ailleurs acclamé à son entrée sur le terrain. C’est beau. Respect.


Reynet (6,5) : une grosse pensée pour lui tout au long du match. Vu comme on se caillait les valseuses en tribune, avec trois polaires, deux paires de chaussettes et un bonnet de Noël sous les fesses, on imaginait sans peine comment il devait se peler, surtout pendant toutes ces longues minutes où les lillois ne se sont pas approchés de sa cage. Résultat, sur les rares interventions qu’il a eu à faire, il s’est employé comme jamais : deux belles sorties dans les pieds de Pépé (59e et 78e), une horizontale sur une frappe de Mendes (33e) et même une envolée spectaculaire sur une frappe de Malcuit (24e)… qui était hors-jeu. De quoi se réchauffer un tantinet… et glaner sa deuxième clean sheet de la saison. Un beau cadeau de Noël en avance.


Chafik (6,5) : pas loin du niveau d’un Evra version marseillaise face à Guingamp, il avait tout intérêt à prouver que son avenir à lui ne se résumait pas faire des vidéos Instagram déguisé en panda. Et il l’a fait. Après avoir laissé un peu trop de champ à Ponce et Benzia sur les premières minutes, il a resserré les boulons de suite et a cadenassé son couloir à triple tour. La seule action lilloise dangereuse venant de son côté a eu lieu alors qu’il était resté sur le carreau au milieu de terrain. Ça en dit long ! Et comme il a fini par s’ennuyer un peu derrière, il est venu montrer à Ballo-Touré ce que ça voulait dire un latéral qui apporte le surnombre offensif. Bref, nous voilà rassurés, ce n’est pas encore demain qu’on le verra tracter des jeeps avec le même sourire que ton pote lors de votre dernière prise de champis à Amsterdam. Ouf.


Yambéré (7,5) : la légende raconte qu’il existe, au cœur de la capitale bourguignonne, à quelques encablures du centre d’entraînement de l’équipe de foot locale, un petit cours d’eau appelé le Suzon. Et que tout joueur qui y plonge les pieds voit instantanément ses péchés lavés et retrouve son meilleur niveau. Quoi je divague ? En-dessous de tout à Guingamp, un tour dans le Suzon et un roc infranchissable contre Lille, vous pensez sérieusement que c’est juste une coïncidence ? Naïfs ! Bref, rivière magique ou pas, l’ancien bordelais a rendu une copie parfait face au LOSC. Impérial dans ses interventions, il s’est montré très précieux à la relance, avec du mouvement vers l’avant et des passes précises. Touché au genou en fin de première période, il a finalement pu tenir sans problème sa place jusqu’à la fin du match. Et après vous me direz qu’il n’y a rien de magique là-dedans…