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[DEBRIEF] L1, J9 : DFCO - Paris (1-2)

Le DFCO avait vu arriver la trêve internationale, après un match nul frustrant face à Strasbourg, au terme d’une partie d’une pauvreté technique rare pour le club bourguignon. Le retour sur les pelouses de Ligue 1 s’annonçait rude, avec la réception du rouleau-compresseur parisien, qui restait sur deux claques infligées au Bayern Munich (3-0, en Ligue des Champions) et à Bordeaux (6-2, en Ligue 1). Rien que ça. Malgré cette opposition en apparence plus que déséquilibrée, les bourguignons se devaient de montrer un autre visage que celui proposé face au promu alsacien. Malgré la défaite, le contrat a été plus que rempli et au-delà de son cas individuel, le DFCO a envoyé un message à toute la Ligue 1.

Les joueurs :

L’homme du match : Reynet (7) : difficile de mettre en exergue un seul joueur, tant ce qui a le plus marqué ce soir est sans doute le collectif dijonnais, sa solidité et sa solidarité.Néanmoins, malgré cette belle partition, le DFCO n’aurait jamais atteint la 80e minute avec un seul but de retard sans son gardien. On le disait troublé par son transfert avorté à Montpellier, en manque de confiance et force était de constater qu’il avait du mal à retrouver son niveau de la saison passée. Peut-être aussi parce que ce niveau était tel qu’un petit passage à vide était prévisible. Reste que face au PSG, Baptiste Reynet a répondu de la meilleure des manières. Auteur d’une bonne première période, avec un arrêt décisif face à Di Maria à la 16e puis bien suppléé par son équerre sur le coup-franc d’Alves à la 44e (encore qu’il semblait être en mesure de détourner la frappe si elle avait été cadrée), il a totalement écœuré l’attaque parisienne au cours du deuxième acte, avec pas moins de quatre arrêts décisif, face à Mbappé (62e, 65e et 68e) et Neymar (86e). Et quand son talent ne suffisait pas, c’est sa barre qui a pris le relais sur la tête de Marquinhos (63e). Alors certes, il a encaissé deux buts, sur lesquels il n’a pas pu grand-chose (il est d’ailleurs plutôt malheureux sur le premier, car il repousse la première frappe de Neymar), mais au-delà, quel match. Très clairement son meilleur de la saison et dans la lignée de ses performances de la saison précédente. Une renaissance ?


Rosier (6,5) : la progression de ce gamin est juste incroyable. Il y a deux ans, il jouait à Rodez, en CFA. L’année passée, il a été titulaire deux fois en Ligue 1, certes grâce à ses bonnes dispositions à l’entraînement et avec la réserve mais aussi, voire surtout, à cause des blessures conjuguées de Chafik et Rüfli et de la méforme de Lang. Et cette année, il remporte des duels face à Neymar et se paye même le luxe de l’éliminer d’un crochet sur une remontée de balle. Mais au-delà de ces symboles, le jeune latéral a surtout livré une partie de très haut vol, avec une solidité défensive évidente et un apport offensif notable, que ce soit sur des combinaisons en jeu court avec Sliti ou Kwon ou via ses centres, sur son bon pied pour une fois. Pas impressionné par l’enjeu ou le calibre des adversaires, il a fait le job, sérieusement et sans tremblé. A son débit seulement ce duel perdu face à Mbappé en fin de match qui amène le second but parisien. Mais comparé à ce qu’il a réussi, la balance est toujours positive.


Varrault (6,5) : seulement 3 matchs dont 2 en tant que titulaire, une blessure embêtante qui l’a tenu éloigné des terrains et un retour sur la pelouse plutôt poussif en amical face à Sochaux. A 37 ans et avec ce bilan au compteur, on pouvait craindre le pire pour le capitaine dijonnais face à l’armada parisienne. Seulement voilà, Capt’ainVarrault en a vu d’autres et ce ne sont pas un brésilien biberonné à la Liga et un jeune blanc-bec à peine majeur qui auraient pu lui faire peur. Car, toute plaisanterie à part, le vétéran dijonnais a fait son match au-delà des espérances. Solide, impliqué, courageux, il a tout donné pour ne pas être dépassé par la vitesse et la technique de ses adversaires et tenir la baraque, bien aidé il est vrai par un partenaire de défense qui n’avait pas grand-chose à apprendre sur les joutes de haut niveau. Il aurait même pu devenir le héros du soir en ouvrant le score à la 60e mais sa tête sur corner a frôlé la transversale. Avec l’absence de Yambéré pour deux matchs, on pouvait craindre pour la charnière dijonnaise. Mais l’ancien a montré qu’il avait encore de sacrés beaux restes.


Djilobodji (7) : un match de patron, ni plus, ni moins. Incisif, solide au duel, serein, probablement a-t-il un peu rappelé sur ce match aux dirigeants de Sunderland pourquoi ils l’avaient recruté à prix d’or pour en faire le pilier de leur charnière