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DFCO 1-1 Monaco : la belle de Cadiz

Tout en poursuivant sa série record d'invicibilité à Gaston-Gérard, le DFCO s'est encore une fois heurté à un mur pour la 26e journée de Ligue 1 et semble faire du sur-place. Que manque-t-il à Dijon pour enfin lancer son sprint final ?


Une défense qui tient la route

Comme depuis le début de la saison, Nayef Aguerd nous a encore gratifié d'une superbe performance et a tenu la baraque face aux trio de choc Slimani - Ben Yedder - Jovetic. Avec parfois un peu de réussite, mais surtout avec beaucoup d'assurance pour un joueur avec si peu d'expérience du haut niveau. A ses côtés, Ecuélé-Manga s'est bien ressaisi après quelques matchs moins réussis et est redevenu le temps d'un soir le leader que l'on a connu en première partie de saison. Quant à Mendyl et Chafik, leurs va-et-viens incessants n'ont finalement pas laissé tant d'espace à Monaco. Il est assez rare que nos deux arrières latéraux fassent un bon match en même temps, cela mérite d'être souligné.


Transitions irrégulières.

La stratégie adoptée par Stéphane Jobard pour ce match s'apparentait à une tactique de contre-attaque, rien de très surprenant lorsque l'on joue contre une équipe avec autant de qualités offensives, et une défense qui laisse un peu à désirer. Cette stratégie s'appuie sur des transitions qui doivent être très bien huilées (qu'elles soient offensives ou défensives) pour être efficace. Or, on a eu le sentiment parfois que nos transitions offensives étaient mal négociées en début de match et Monaco profitait d'erreur dans le replacement pour se débarrasser des premiers rideaux de défenseurs avec un jeu au tempo très élevé. En revanche, après l'égalisation monégasque, les attaques directes dijonnaises étaient très bien menées, et auraient mérité un autre sort. C'est en partie dû aux nombreux espaces que l'ASM laissait derrière en poussant pour marquer le but vainqueur, mais Dijon a su élever son niveau de jeu par moments, un signe encourageant.


Trop de relâchement

Malheureusement, on n'a vu le DFCO jouer que par moments, parfois laissant la balles aux adversaires pour absorber la pression, mais parfois simplement par manque d'inspiration. C'est dans ce contexte que Mama Baldé vient ouvrir le score, alors que Monaco n'était pas en danger et dominait le début de deuxième période. Ce but un peu contre le cours du jeu n'a pas incité les rouges à pousser pour mettre le deuxième et au contraire les a fait reculer d'un cran jusqu'à concéder l'égalisation. Pourtant, on a pu voir après la réalisation (un poil chanceuse) de Maripan un réveil collectif qui a complètement réveillé le stade, en plus d'exposer l'incompétence des hommes en jaune. Avec ce rythme et cette volonté pendant toute la partie, peut être aurait on vu plus de buts, d'un côté comme de l'autre.


Entre faux-rythme et précipitation

A l'image de Cadiz et de sa tête manquée en toute fin de rencontre, ou de Julio a qui Lecomte enlève le but de la victoire, les hommes de Jobard n'ont pas réussi à exploiter la myriade d'erreurs d'Aguilar, Badiashile et Ballo-Touré. De son côté, Amalfitano tirait les ficelles depuis le milieu de terrain et offrait des occasions en or à ses coéquipiers. On pourrait en vouloir à Tavares pour son manqué, mais ses efforts remarquables sont la raison du nombre d'occasions créées hier soir.





Les notes de la rédac' :


Runarsson (6.5) : deux grosses claquettes et deux grosses claques dans la tronche de son récent manque de confiance. Le renouveau du viking ?


Chafik (5.9) : après avoir boulotté tout un Mbappé, quoi de mieux, pour le dessert, qu’un petit Ben Yedder ? Quand c’est bien préparé, c’est léger, ça ne tient pas trop au ventre et ça vous laisse les jambes pour aller coller quelques centres bien sentis dans les 16 mètres adverses. Bon appétit !


Ecuele-Manga (6.5) : il y a des gens comme ça qui n’aiment que la difficulté. Ça conduit à de drôles de situations. Comme de tenir très correctement la baraque devant un trio Ben Yedder - Jovetic - Slimani après avoir bégayé face à un duo Briand - De Préville. Allez comprendre.


Aguerd (7.5) : deuxième match consécutif où il se traîne des airs d’Alessandro Nesta. Comprendre par là, une fausse impression de tranquillité, voire de nonchalance, pour mieux cacher un talent de stoppeur hors pair. Nayef Aguerri.


Mendyl (6) : il semble définitivement libéré de son "Andoniantite aigue". Bon, d’accord, il a failli se remettre à avoir des cours-circuits vers la 60e mais globalement les soudures ont tenu. Et pour apporter le surnombre, le bougre se défend bien quand même.


Ndong (6.3): pas tout à fait au niveau de son grand cru bordelais mais, quand même, une très bonne cuvée. Pas facile pourtant au milieu des fouleurs de l’entre-jeu monégasque qui ont sacrément pressé les espaces.


Amalfitano (7.9) : attention, le commentaire qui va suivre est réservé aux personnes de plus de 18 ans. Ses passes longues dans le dos de la défense monégasque m’ont collé une trique d’enfer. Ses transmissions m’ont donné des sueurs. Et son rush à la 86e a eu raison de mon caleçon. Je veux ça tous les samedis soirs. C’est bien mieux que le Journal du Hard.


Mavididi (3.6): on sait que les Anglais ont des goûts étranges. Mais quand même, jouer pendant 73 minutes à « prendre le ballon, courir tout droit, s’empaler, recommencer » pendant que les petits copains disputent un match de foot, c’est un peu douteux. Remplacé par Cadiz (73e), qui a boulotté la balle de match.


Sammaritano (5.3) : dès les premières minutes, on a compris que, physiquement, ça allait être compliqué pour lui. Mais il s’est arraché, a fait son match, et est sorti crevé à l’heure de jeu. On est taquin mais au fond, on n’en demande pas plus. Remplacé par Marié (62e), d’abord nul part, ensuite partout.


Baldé (6) : rentré au bout de quelques minutes suite à la triste blessure de Chouiar, il a fait un match à la Baldé. Pas de quoi se palucher dans le jeu, mais toujours là au bon moment et avec le geste juste pour planter une banderille. Meilleur buteur du club en Ligue 1 cette saison, quand même.


Tavares (5.6) : faire un match de guerrier en remportant quasiment tous les duels et paniquer au moment d’obtenir la récompense et de tuer le match. C’est tout le paradoxe et tout le charme de Julio. Mais bon, là, ça fait un peu chier quand même.


MOYENNE : 6.1. Un match agréable même si l'issue aurait pu être plus favorable. Peu de joueurs ont réellement déçu, et le DFCO enchaîne un 11e match sans défaite à domicile.




A VOUS DE NOTER !

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© Le Dijon Show, 2020

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