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DFCO 2 - 0 Monaco : une sacrée bouffée d'air !

Mis à jour : 28 janv. 2019

La soirée du DFCO avait idéalement commencé avec le magnifique tifo déployé par les Lingon’s Boys en l’honneur des 20 ans du club. Elle s’est encore mieux finie, avec une victoire, une nette remontée au classement, un retour en forme confirmé et d’excellentes individualités au service d’un collectif soudé. Et foutre dieu, qu’est-ce que ça fait du bien !

Passeur décisif sur l'ouverture du score, Fouad Chafik a livré une prestation de très haut niveau (photo : Vincent Poyer / DFCO)

Les joueurs :

Homme du match : Chafik (7) : ok, il a pris un petit pont par Ballo-Touré. Mais c'était pour mieux l'appâter avant de le hacher menu et de l'éparpiller aux quatre coins du terrain. Histoire qu’il n’y ait pas de jaloux, il a fait la même chose avec les milieux et attaquants monégasques qui ont eu l'imprudence de mettre les pieds dans sa zone. Un monstre. Et devant... Quelle qualité dans les transmissions ! Avec en point d'orgue ce petit berlingot au caramel pour Kwon. De quoi vous coller une demi-molle.


Allain (8) : découvrir la Ligue 1 à 27 ans, taille patron match après match, briser mentalement Falcao et Fabregas, dégager la sérénité d'un bonze après 15 ans de retraite spirituelle dans l'Annapurna : c'est la vie que Bobby a choisi.


Yambéré (6) : malgré la victoire, il a quand même trouvé moyen de gueuler (sur Falcao et un peu sur l'arbitre) mais c'est pour ça qu'on l'aime. Et puis aussi pour ses interventions, ses tacles, ses contres dans la surface. Comme ce samedi soir. Ne change pas, Magic Yambi !


Lautoa (6) : du propre, du soyeux, du sobre. De la relance vers l’avant, des ballons touchés à la pelle, quelques bons tampons quand il fallait. Cerise sur le gâteau ? Aucun de ces tacles de tractopelle dont il nous gratifie parfois. Au contraire, c’est lui qui s’est fait découper par Tielemans. La classe.


Haddadi (5) : comme toi quand tu es encore à suer sur tes exos de maths pendant que tes potes jouent à coller des boulettes au plafond. Alors que ses petits copains passaient une soirée assez sereine, il a été plutôt dans le dur. Rien de préjudiciable notez bien, mais il a pris quelques suées.

Marié (7) : est-ce donc vrai ? Cela arrive-t-il vraiment ? Jo' le Cuisto serait-il enfin en train d’enchaîner en Ligue 1 ? On va attendre un peu avant de s’enflammer. Reste qu’après sa masterclass contre Montpellier et son but en coupe de France, il vient de poser un régal de match, où il a pris Tielemans, Henrichs et Fabregas, les a fait tourner, les a essoré et les a jeté négligemment sur le bord du terrain. La lessiveuse.


Abeid (5,5) : deux ballons de frappe enlevés à un Marié qui arrivait à pleine vitesse et pas mal de ballons perdus. Mais bon, seuls ceux qui ne font rien ne commettent pas d’erreur et lui a bossé, bossé et bossé encore. On ne peut pas tous les jours être brillant. Mais du moment qu’on taff malgré tout, ça suffit amplement à souder un collectif.


Kwon (6,5) : il est de retour, pour vous jouer un mauvais tour… quoi, tu ne connais pas la référence ? Comment ça ce n’est pas approprié ? Bien sûr que si, il est Coréen ! De quoi Japon et Corée ça n’a rien à voir ? Faites chier, d’habitude je commente sur France 3 moi, hein. Bref, Ppanghooni est de nouveau là et bien là. Il a donné le tournis à la défense de l’ASM, a planté un but chirurgical et a célébré dans les bras d’Haddadi. Autant d’images qui nous avaient diablement manqué.


Remplacé à la 82e minute par Keita (non noté), qui a goinfré un but tout fait, le même qu’il avait loupé en coupe de France… le même aussi qu’il avait réussi un petit moment après. Dommage.


Sliti (6,5) : pendant quasi une heure, il a vécu cette situation assez rare de faire plutôt les bons choix mais d’être systématiquement contré. Le genre de truc qui vous agace son homme. Et quand l’homme en question vient de coller un triple double dans le Chaudron, ça fini par faire mal. Du coup, un but en lucarne, quelques reins brisés et un sourire Émail Diamant en interview d’après match. Fallait pas le chercher…


Remplacé à la 82e minute par Balmont (non noté), venu rappeler à tout le monde qu’à la moindre place disponible dans l’entrejeu, il sera là, frais et dispos.


Saïd (6) : toujours la même difficulté à m’enflammer quand je me rappelle sa totale apathie il y a encore quelques matchs. Mais bon, passons. Pas le plus incisif offensivement sur ce match mais le voir revenir tacler dans sa surface prouve assez à quel point le collectif a été soudé… et à quel point il y a contribué. Du très bon taff.


Tavares (6) : a survécu à l’attentat de Naldo, avant de chiper le ballon dans les pieds de Badiashile et d’offrir le but du break à Sliti. Un vrai capitaine, avec le sens du sacrifice chevillé au corps (en parlant de cheville, c’est d’ailleurs un miracle qu’il ait encore les deux intactes !). Une passe décisive qui vient couronner un match abouti, à l’issu duquel il a laissé une défense monégasque plus usée qu’une analyse de Pierre Ménès.


Après de longs mois d'absence, Chang-Hoon Kwon a retrouvé le chemin des filets en Ligue 1 (photo : Vincent Poyer / DFCO)

Le match :

Une défense solide malgré quelques moments de fébrilité, un milieu de terrain dense et compact, bien aidé par les retours défensifs de joueurs offensifs, et une attaque aussi inspirée qu’efficace. Un cocktail savoureux et savamment dosé qui a permis au DFCO de renouer, enfin, avec la victoire, à domicile, sans encaisser de but et au terme d'un match maîtrisé. Et si les individualités ont brillé, à l’image des récitals proposés par Fouad Chafik, Bobby Allain et Jordan Marié, c’est surtout le collectif dijonnais qui a impressionné, se montrant plus solide qu’il ne l’avait été depuis la victoire contre Nantes mi-août.


Mais ce n'est pas une simple victoire que le DFCO a remporté face à l'AS Monaco. D'une part, les Rouges ont confirmé les bonnes dispositions affichées face à Montpellier, Bordeaux et Saint-Étienne et commencent à regagner de nettes certitudes dans le jeu. D'autre part, en s'imposant face au 19e dans un duel décisif pour le maintien, le DFCO repousse la zone de relégation à 5 points. Mieux, grâce aux défaites de Caen et d'Amiens, les Dijonnais remontent à la 16e place, avec deux points d'avance sur ces deux clubs. Une très belle opération donc, qui offre une sacrée bouffée d'oxygène au classement.


Le chemin sera néanmoins encore long pour les hommes d'Antoine Kombouaré. Pour assurer le maintien, il faudra avant tout ne pas relâcher les efforts et pérenniser la solidarité collective démontrée depuis quelques matchs. Il faudra aussi, sans doute, renforcer l'effectif. Au poste de latéral gauche, peut-être. Dans le secteur offensif également, sans doute, histoire de pouvoir faire tourner et disposer de plus de cartouches sur le banc. Il faudra enfin bonifier ce bon résultat dès le week-end prochain en allant glaner des points sur le terrain d’Angers, 14e, à 4 points des Dijonnais. Après le renouveau incontestable qu’a définitivement entériné ce match face à Monaco, une victoire en terres angevines permettrait de lancer une série. Afin de se ménager une fin de saison plus sereine.


Envie de revivre cette belle victoire ? Découvrez notre film du match --> https://youtu.be/dmg8rR8ahO8

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© Le Dijon Show, 2020

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