• Gus21

DFCO 2-1 Guingamp : enfin !

Enfin ! Certes, ce match ne restera pas dans les annales. Certes, le scénario a été rocambolesque et la chance a pesé son poids dans la balance. Certes, cela ne saurait totalement guérir un DFCO qui reste on ne peut plus convalescent. Mais tout ça n'a guère d'importance aujourd'hui. Car enfin, le DFCO a renoué avec le victoire. Et bordel ce que c'est bon !

Auteur d'un match sans faute, Bobby Allain a impressionné pour sa première dans l'élite (photo : FoxSports.it)

Les joueurs :

Homme du match : Allain (8) : l'Ecosse, terre de whisky, de moutons, de paysages sublimes, de routes à une voie et de haggis (le reste c'est cool, ça, c'est vraiment dégueulasse). Mais c'est aussi, et surtout la terre d'origine de l'highlander du jour. Bon, ok, il est né à Clamart mais on s'en tape. Car il nous a sorti un match digne de William Wallace à la bataille de Stirling. Maître des airs, premier relanceur efficace, intraitable sur sa ligne et des parades décisives pour préserver la victoire. Un sans faute. Le tout pour une première en Ligue 1. Chapeau !


Rosier (4) : avait visiblement un pari en cours avec Lautoa pour savoir lequel se ferait sortir le premier. Mais comme M. Léonard s'est montré des plus compréhensifs avec lui, il s'est dit que finalement, jouer correctement n'était peut être pas plus mal. C'est con, mais tout de suite ça change un peu la donne. Et ça donne une deuxième période où il a mis un panneau sens interdit dans son couloir droit. Comme quoi, c'est simple parfois le foot.


Yambéré (5,5) : un peu déstabilisé par moments. Mais il faut le comprendre. Deux matchs qu'il jouait enfin à côté d'un vrai défenseur central et on lui recolle Lautoa puis Ciman. Y'a de quoi voir flou. Mais le garçon est adaptable alors il a vite repris le dessus, a assuré les relances et les duels aériens. Bref, un match sans histoire et bien mené. Ça commence à en faire quelques uns au compteur. 


Lautoa (2,5) : bon, eh bien c'est pas comme si on avait pas dit qu'à force de vouloir systématiquement remporter le trophée de bourrin du match, ce genre de mésaventure lui pendait au nez. Comme quoi, même en défense centrale, le manque de technique, ça finit par se voir. Mais le pire n'est pas tant qu'il se soit fait expulser et ait du coup failli coûter la victoire aux siens. C'est surtout qu'à cause de lui, on a revu sur la pelouse de Gaston-Gérard quelqu'un qu'on aurait préféré oublier.


Haddadi (6,5) : un match de schizophrène. D'un côté, une prestation moyenne dans le jeu et un marquage sur Coco, lors du but guingampais, aussi distendu qu'un string de Nicki Minaj. De l'autre, un but (chanceux), une passe décisive et un sauvetage in-extremis sur sa ligne. Ou comment faire tout et son contraire en 90 minutes. N'empêche qu'au bout du compte, ça vaut bien plus que la moyenne.


Amalfitano (5,5) : l'avantage avec lui, c'est qu'il n'enchaîne jamais deux mauvais matchs. Donc, comme il s'était bien foiré à Toulouse, il y avait toutes les chances qu'il se reprenne contre l'EAG. Bingo ! Bon, d'accord, il a encore envoyé sur orbite lointaine les deux frappes à 30 mètres des cages qu'il a tenté. Mais il a surtout apporté un bon paquet d'huile aux engrenages du jeu dijonnais. Tout ce qui avait manqué à Toulouse en somme.


Abeid (5,5) : a probablement réalisé la meilleure action du match, en rappelant au ramassis de crétins rassemblés en tribune Est que siffler leur équipe, alors qu'elle n'a plus gagné depuis 3 mois et mène 1-0 chez elle, c'est du niveau Mickaël Vendetta sur l'échelle de la stupidité. Une attitude de capitaine, soit dit en passant. A part ça, un match sérieux, pas étincelant mais solide et un coup de rein retrouvé.


Sammaritano (5) : a, par moments, activé le mode Casper mais a le gros avantage de ne pas être systématiquement attiré par l'axe. Mine de rien, ça ouvre le jeu et, sur les phases défensives, ça file un bon coup de main. Alors c'est vrai, on l'a peu taillé, rapport au fait qu'il est revenu de blessure avec une silhouette légèrement cubique. Mais les stats parlent d'elles-mêmes : Sammaritano titulaire, c'est 3 victoires et 1 défaite pour le DFCO.


Remplacé à la 69e minute par Saïd (non noté). Rentré au mauvais moment mais s'est sacrément battu pour essayer de tenir le ballon devant. Bien.


Sliti (5) : à force de faire le jeu tout seul, c'est bien normal que lorsque le reste de l'équipe décide enfin de se mettre au diapason, il baisse un peu le pied. N'empêche que sur ses prises de balle, c'est toujours aussi soyeux. Comment on peut ne pas avoir envie de jouer offensif avec un tel joueur dans ses rangs ? Et bonne nouvelle au passage : à part un coup-franc complètement foiré, niveau coups de pieds arrêtés, c'est de mieux en mieux.


Jeannot (6) : a idéalement préparé ses retrouvaille avec le PSG dans 10 jours en claquant cette parfaite reprise de l'extérieur du pied dans le petit filet de Johnsson. Un geste pas si facile à réaliser, rappelez-vous cette récente finale de C3... Un but en tout cas qui fait sacrément plaisir. Déjà parce que ça va faire fermer leur grand four à toute une batterie de rageux et aussi parce que ça récompense un mec qui se donne toujours à fond. De temps en temps, heureusement que ça paye.


Remplacé à la 73e minute par Ciman (non noté), qui a visiblement tenu à bien rappeler à tout le monde pourquoi il n'était plus titulaire, ni même assuré d'être dans le groupe.


Tavares (3) : le point noir de la soirée (et non ce n'est pas un commentaire raciste, bande de crétins !). Le capitaine dijonnais traîne son inefficacité devant le but comme une âme en peine, au point que ça en devient triste. Pas facile de savoir quoi faire dans cette situation. L'envoyer sur le banc pour souffler un peu ? Ou insister jusqu'à ce que la confiance revienne ? Vous avez 4 heures !


Buteur et passeur décisif, Oussama Haddadi est l'autre grand bonhomme de la soirée dijonnaise (photo : FoxSports.it)

Le match :

Bon, on ne va pas se mentir, l'euphorie un peu retombée, il n'y a pas forcément de quoi s'emballer à l'issue de ce match. Dans le jeu, le DFCO a montré quelques bons mouvements mais a été globalement dans la lignée, très moyenne, de ses dernières prestations, Julio Tavares est encore resté muet et l'absence de Nayef Aguerd a mis en lumière le manque de solution crédible derrière la charnière qu'il compose avec Cédric Yambéré. Bref, il y a encore pas mal de boulot. Mais on ne va pas bouder notre plaisir.


D'abord parce que le DFCO a gagné, enfin, et que ça fait plus de trois mois qu'on attendait ça. Ensuite, car ces trois points engrangés permettent de prendre quelques distances avec la zone rouge et de se rapprocher du ventre mou. Enfin, parce que la chance recommence enfin à sourire aux hommes d'Olivier Dall'Oglio. Autant le scénario catastrophique du match à Toulouse aurait pu peser dans les têtes, autant celui de cette confrontation contre Guingamp pourrait faire office de déclic.


Il reste un dernier match à négocier, samedi face à un Stade Rennais sur courant alternatif, et l'on pourra tirer un petit bilan. On avait dit avant cet enchaînement de quatre matchs contre des équipes à portée qu'il serait impératif de prendre des points. En ramenant le nul de Rennes, le DFCO bouclerait une série correcte, avec 6 points engrangés. En s'imposant en terres bretonnes, cette série pourrait devenir très bonne. Cela permettrait aux Dijonnais d'aborder les deux derniers matchs de l'année, contre Paris et à Saint-Etienne, avec moins de pression, d'espérer un petit d'exploit et, dans tous les cas, de passer les fêtes au chaud... et pas trop proche de la zone rouge.



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