• Gus21

DFCO 3-2 Rennes : enfin du spectacle !

Trois buts à domicile, un scénario à suspens, une force de caractère collective, des phases de jeu spectaculaires... L'espace d'une soirée, on a retrouvé le DFCO qui nous a tant fait vibrer ces dernières saisons. Et qui, enfin, enchaîne.

Romain Amalfitano a réalisé un match de haute volée dans l'entrejeu dijonnais (photo : FoxSports.it)

Les joueurs :

Homme du match : Amalfitano (8) : partout, tout le temps. Décisif des deux cotés du terrain. Impliqué sur chaque ballon, chaque mouvement. A l'origine du corner qui amène le but d'Aguerd et auteur du décalage vers Chafik sur le but victorieux de Saïd. En bref, une sacrée masterclass et peut-être son meilleur match de la saison. Tous les bons mouvements dijonnais ou presque sont passés par lui et si l'équipe dans son ensemble a affichée un si beau visage, ce n'est pas anodin. Quand le métronome va, tout va.


Runarsson (5,5) : impuissant sur les deux buts rennais et pas eu grand chose à faire, ou presque, sur le reste du match. Quelques bonnes anticipations et quelques relances bien inspirées. Le gros point positif de ce match, comme des précédents, reste la communication avec sa défense, qui n'a rien à voir avec celle, absente ou presque, du début de saison. Ça change tout.


Alphonse (6,5) : profitant de l'absence d'Haddadi pour retrouver du temps de jeu, il a su bien en profiter. Quelques soucis par moment pour trouver ses marques défensivement, et certainement trop passif sur le but de Hunou, mais de sacrés rush dans son couloir qui ont fait autant de bien à ses coéquipiers que de mal à ses adversaires. Une très bonne copie.


Yambéré (8) : un mur, un roc, une citadelle inexpugnable. Intraitable du début à la fin, il n'a laissé que des miettes aux attaquants rennais. Si on a si peu vu Sarr et Ben Arfa, il en est en grande partie responsable. Il aurait pu lui aussi prétendre au titre d'homme du match, tant il a livré une copie quasi parfaite.


Aguerd (6) : un prince du jeu de tête. Auteur de son 3e but de la saison, à nouveau sur coup de pied arrêté, il a aussi, et même surtout, totalement dominé les débats dans le domaine aérien, captant tous les ballons qui arrivaient dans sa zone. Un peu plus en difficulté dans le jeu au sol, il est notamment mal aligné sur le but de Niang. Mais ça reste une copie très satisfaisante.


Chafik (7) : à gauche ou à droite, peu importe pour lui finalement. D'un côté comme de l'autre, il fait preuve de la même envie, de la même vista défensive, du même apport offensif. Récompensé de ses efforts par cette très belle passe décisive pour Saïd, pas si facile à faire de l'extérieur du pied. Clairement indispensable.


Balmont (7) : le voir porter le brassard de capitaine est une juste récompense. Moins en vue dans la construction que sur les derniers matchs, il a en revanche énormément gêné les transmissions rennaises. Et comme rien n'est trop dingue pour lui, il s'est payé le luxe de faire des doubles contacts en fin de match. Juste comme ça.


Marié (6) : pas étincelant mais sobre et efficace. En première mi-temps notamment, il a été extrêmement impliqué au pressing, gênant considérablement les relances rennaises. Moins en verve après la pause, il a néanmoins fait le job jusqu'au bout, même s'il aurait pu davantage se projeter vers l'avant.


Sliti (6) : rarement impliqué dans les bons mouvements dijonnais, il a revanche beaucoup pesé par son travail de sape de la défense rennaise, notamment par la vivacité de ses mouvements sur ses prises de balle. Souvent serré de près, il a généralement eu l'intelligence de remiser vers ses coéquipiers pour ne pas perdre le ballon.


Remplacé à la 71e minute par Sammaritano (non noté), que l'on a pas réellement vu.


Saïd (7) : pas certain que s'il était sorti à la 82e minute il aurait eu une aussi bonne note car, s'il a pesé sur la défense adverse et a beaucoup tenté, il aussi beaucoup vendangé (comme sur cette occasion à la 36e minute). Mais il s'est largement rattrapé avec ce but plein de technique, de sang-froid et de classe. La légende dit que les reins de Da Silva traînent toujours sur la pelouse.


Remplacé à la 89e minute par Coulibaly (non noté), venu se dégourdir les jambes.


Jeannot (8) : on a donc, définitivement, la preuve qu'il ne sait pas faire les choses simplement. Quand il marque un but, c'est forcément une dinguerie. Peut-être pour ça qu'il marque si peu : il faut que ça en vaille le coup ! Plus sérieusement, cette magnifique demi-volée du droit vient récompenser le travail acharné d'un joueur qui pèse sur les défenses, propose des solutions, redescend pour aider ses coéquipiers. Bref, tout ce pour quoi on l'aime.


Remplacé à la 71e minute par Tavares (non noté), auteur de quelques bons mouvements et d'une quasi passe décisive pour Saïd.


Cédric Yambéré s'est montré infranchissable dans la défense dijonnaise (photo : Vincent Poyer / DFCO)

Le match :

Au-delà de la victoire, au-delà du scénario à suspens, au-delà de cette série qui se met en place avec 7 points pris sur 9 possibles, ce qu'il faut retenir de ce match, c'est le visage affiché par les Rouges. Celui d'une équipe qui joue, qui retrouve confiance dans ses capacités, qui ose, qui s'arrache. Celui d'une équipe qui veut n'avoir rien à regretter dans la course au maintien. Et qui a envie de prendre du plaisir.


Car, enfin, on a retrouvé du plaisir à Gaston Gérard. Et ça, c'est peut-être même plus important que la victoire. Ce spectacle, c'est la conséquence d'un groupe qui, enfin, a pris conscience de quelque chose. Si cette série arrive après les très fortes tensions qui ont éclaté suite à la défaite contre Nice, ce n'est sans doute pas par hasard. Alors, ne nous leurrons pas, ce n'est pas du côté du banc qu'est venu la réaction. AK livre toujours un discours aussi creux et suranné, fait toujours un coaching aussi douteux, ne vient pas davantage saluer les supporters. Il se contente de reconduire le schéma qui a marché contre Lyon et qui n'est même pas réellement à mettre à son crédit puisqu'il disait avant ce match qu'il serait normal de le perdre.


Non, si réaction il y a eu, c'est au sein du groupe, entre les joueurs eux-mêmes. La réaction de leaders comme Balmont, Lautoa ou Amalfitano qui ont enfin pris le taureau par les cornes. L'abnégation totale d'hommes de l'ombre comme Chafik, Marié ou Jeannot. La confiance retrouvée par Runarsson ou Saïd. Enfin, ce groupe a pris conscience de ce qu'il devait faire pour sortir de l'impasse, a repris foi en ses capacités, a retrouvé une cohésion. Il est plus que dommage qu'il ait fallu attendre la place de lanterne rouge, l'éviction d'Olivier Dall'Oglio, les tensions avec les supporters, pour que ce sursaut d'orgueil ait lieu. Mais enfin, il a lieu.


Rien n'est joué pour autant. Le DFCO reste à 4 points d'Amiens, au minimum, et davantage si les nordistes ramènent quelque chose de La Beaujoire. Et si l'écart pourrait se creuser avec Guingamp, qui reçoit Marseille, et surtout Caen, en pleine tourmente et qui se déplace à Nice, c'est bien les barrages qui attendent les Rouges si le classement restait en l'état. Le maintien sur un coup de dés, ou presque, donc. Mais c'est l'avenir qui compte. Le long terme. Et peu importe le sort du DFCO en fin de saison, si l'on continue à assister à des matchs de cet acabit, cela suffira à notre bonheur.



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© Le Dijon Show, 2020

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