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Kombouaré joue le titre (de pire entraîneur de Ligue 1)

Annoncé comme "l'homme de la situation" par Olivier Delcourt, le premier bilan d'Antoine Kombouaré à la tête du DFCO est à l'heure actuelle proche d'être catastrophique. Entre son management douteux, ses choix tactiques discutables ou encore son nombre de points famélique, il semble être - sans grande surprise finalement - une irréversible erreur de casting.

Antoine Kombouaré DFCO
On en attendait pas grand chose, mais Kombouaré arrive quand même à décevoir (© Vincent Poyer/DFCO)

Olivier Delcourt l'a pris pour créer un électrochoc. Et également parce que "quand il rentre dans le vestiaire, il a une stature qui en impose". Antoine Kombouaré était visiblement le fantasme du président dijonnais puisque celui-ci n'a pas hésité à déclarer que dès le mois de novembre, il rêvait d'un échange d'entraîneurs avec Guingamp (oui, à l'époque où il prétendait renouveler sa confiance à Olivier Dall'Oglio devant les médias...). Avec une telle présentation de choc, on avait de quoi s'attendre au messie. Mais le combattant Kombouaré est pour l'instant en train de perdre la bataille avec ses petits guerriers.


Le niveau tactique d'un débutant sur Football Manager

Ses premières compositions semblaient intéressantes, avec notamment le retour du quatuor offensif qui avait tant fonctionné la saison dernière (Sliti - Saïd - Kwon - Tavares). Puis l'ancien coach de Guingamp s'est vite perdu en enchaînant les choix étranges. Celui-ci dispose pourtant globalement d'un plus large choix qu'Olivier Dall'Oglio, qui avait dû composer avec de nombreuses blessures non négligeables sur la première partie de saison. Kombouaré peut lui compter sur le retour de Kwon et l'arrivée de Kaba qu'il a lui-même voulu. Rosier est le seul absent majeur depuis sa prise de fonction, ce qui ne paraît pas forcément rédhibitoire vu le niveau affiché par celui-ci en première partie de saison et le fait que Chafik se montre assez satisfaisant.


Certains choix ont de quoi laisser pantois. Pourquoi faire jouer 90 minutes à Balmont - l'un des rares joueurs au niveau cette saison - dans un match perdu d'avance contre Paris en pleine semaine, à quelques jours d'un match ô combien important à Guingamp ? Pourquoi reconduire l'inexpérimenté Coulibaly - auquel nous n'avons rien à reprocher par ailleurs - dans un match à fort enjeu contre Reims alors que des joueurs davantage rompus aux joutes de la Ligue 1 étaient à disposition ? Pourquoi ses changements en cours de match semblent aussi souvent être effectués au pif ? Dernier exemple en date, Sliti qui sort à une dizaine de minutes du terme à Guingamp, alors qu'il avait été préservé contre Paris... contrairement à Jeannot et Tavares qui, eux, avaient l'air plutôt à bout de souffle. Et je ne parlerais pas de l'idée révolutionnaire d'aligner Saïd ET Amalfitano en positions de latéraux contre le PSG. Ah bah si, c'est fait.


Il faut sauver le soldat Loiodice

L'un des choix qui interroge le plus est la mise à l'écart d'Enzo Loiodice. Lui qui, pourtant, s'était montré jusqu'alors bien plus satisfaisant qu'une bonne partie de l'équipe, et ce malgré son jeune âge et son statut de néophyte en Ligue 1. D'autant que ses deux matchs sous Kombouaré (en Coupe de France contre Saint-Etienne puis Croix) étaient de bonne facture. Et il ne ferait assurément pas de mal à un milieu de terrain dijonnais sans inspiration, et qui a encore bien peiné à Guingamp le week-end dernier. Que penser d'une telle gestion pour un jeune joueur (dont l'investissement et le sérieux ont toujours été loués) qui sans raison valable apparente, passe d'un statut d'élément important de l'effectif à "banni" du groupe ? En tout cas, cette situation n'a pas empêché Loiodice d'être appelé en équipe de France U20 par Bernard Diomède. "Petit bonhomme" serait donc un plus fin connaisseur du football que l'entraîneur du DFCO.