Nice 2-1 DFCO : « Une histoire sans fin »

« On a l’impression de vivre une histoire sans fin, c’est toujours la même journée qui recommence ». Ce sont les mots de Stéphane Jobard à l’issue de la rencontre qui peut laisser un arrière-goût amer aux Dijonnais. Encore une fois, il a manqué un petit quelque chose au DFCO pour aller chercher des points, même si la rencontre était de nouveau agréable à suivre.


Romain Amalfitano à l'attaque de l'OGC Nice dans les dernières minutes du match. Il n'a pas manqué grand chose aux Dijonnais face à une équipe au jeu plaisant

Marié, Sammaritano et Cadiz encore indisponibles, Julio Tavares était lui bien de retour pour affronter l’OGC Nice. Le club azuréen a fait un mercato très remarqué après l’officialisation de son rachat par le groupe Ineos, avec des noms comme Dolberg, Ounas ou encore Claude-Maurice. Mais les Azuréens accueillaient le DFCO avec une charnière centrale décimée : Dante et Hérelle absents, on retrouvait la recrue Nsoki (plutôt un latéral) et le tout jeune Pelmard (19 ans) titulaires en défense centrale.

Dans les premières minutes, les hommes de Jobard n’arrivent pas à exister offensivement, sans parvenir à créer au milieu. Après avoir essuyé quelques tentatives niçoises, les Dijonnais connaissent un temps fort très intéressant entre la 15e et la 30e minute. Pereira, Mavididi et Chouair donnent le tournis à la défense niçoise en s’agitant autour de Tavares. « Il y a deux équipes : avec et sans Tavares » explique Jobard :« On s’appuie sur lui et cela permet beaucoup de mouvement en attaque ». La récompense viendra pour le meilleur buteur de l’histoire du DFCO qui va remporter ce premier duel face à Benitez d’une conclusion superbe que beaucoup d’autre attaquants auraient ratée.


Un temps fort puis (presque) plus rien


Pour reprendre les mots de Fouad Chafik après la rencontre, « c’est comme d’habitude ». L’équipe pêche dans la finition malgré beaucoup d’occasions franches avec 13 tirs dont 7 cadrés, alors qu’un certain manque de concentration et d’erreurs de placements défensifs reviennent. Même s’il faut souligner la belle combinaison entre Cyprien, Ounas et Dolberg sur l’égalisation, la défense dijonnaise n’est pas irréprochable.


Les niçois aimaient créer le surnombre sur un côté pour replonger de l’autre. Le DFCO a pris le parti de suivre et condenser un même côté du terrain, quitte à laisser un ailier adverse totalement seul, souvent Ounas ou Atal. Ce dernier exploite parfaitement la liberté que lui laisse Alphonse pour fondre sur lui et marquer d’une frappe soudaine et précise sous l’équerre de Gomis dès le retour des vestiaires. « Ce deuxième me laisse plus d’amertume » souligne le coach dijonnais, qui parle ensuite d’une « grossière erreur défensive », visant certainement Mickaël Alphonse qui n’est pas sorti sur Atal et n’a pas non plus couvert le premier poteau.


Mots-clés en après-match : regrets et frustration


Enzo Loiodice, qui n’a pas joué une seule minute samedi, nous explique après la défaite : « Il nous manque le petit truc encore, défensivement on a l’air d’être costaud. On a manqué d’efficacité et de maîtrise ».


Malgré cette défaite avec cette composition d’équipe plutôt offensive, Jobard reste convaincu que la rotation d’attaquants dont il dispose peut faire très mal : « On a vu aujourd’hui qu’avec un point d’appui et des joueurs de ballon autour, ça peut bien marcher. Mais on ne les a pas fait douter assez longtemps et on ressent une grosse frustration ».


Autre que la défaite, il faut retenir ce sérieux temps fort des Rouges et cette première mi-temps correcte. Cependant la défaite, bien que cruelle, n’est pas à mettre sur le dos d’erreurs individuelles. L’équipe n’a pas vraiment su réagir et être efficace devant, sans assurer derrière, et s’est comme éteinte au fil des minutes.


Les réactions en vidéos


Enzo Loiodice : "Franchement on pouvait espérer mieux sur ce match"


Fouad Chafik : "On peut s'en vouloir"



Les notes du match


L'Homme du match : Gomis (6,8)

Une deuxième titularisation solide pour le portier sénégalais, au point d’être notre Homme du match, et de loin. Il ne peut pas grand-chose de plus sur les deux buts et s’est montré irréprochable par ailleurs. Rassurant sur les ballons aériens et bon guide pour sa défense, « il remplit sa mission et a maintenu la tête de l’équipe hors de l’eau surtout en début de match » pour reprendre les mots du coach Jobard.


Alphonse (3,4)

Encore un match d’un niveau insuffisant. En difficulté toute la rencontre et parfois trop peu engagé. Lors du deuxième but niçois, il est inutile face à Atal, qui va le fixer facilement pour finalement frapper au premier poteau, que le latéral dijonnais ne couvrait pas du tout. Remplacé par Chafik à la 79e qui entre dans un rôle de piston droit. Il amènera un bon centre, sans plus.


Ecuele-Manga (4)

A la rue au marquage sur l’égalisation de Dolberg, il parvient tant bien que mal à le contenir le reste du temps en l’obligeant à jouer dos au jeu. Mais comme le reste de la défense, il était trop vulnérable face aux mouvement offensifs niçois.


Aguerd (4,5)

Plus en vue que son voisin en défense. Il s’est montré plutôt juste tout au long du match mais a eu du mal à contenir les Ounas, Lusamba etc.


Mendyl (4,5)

Un double petit pont par Atal en début de match mais on retient surtout un match correct. Son apport offensif peu être plus régulier tandis que sa solidité défensive n'est pas toujours évidente.

Lautoa (3,1)

Un défaut de création encore plus flagrant au sein du double pivot de relayeurs, il assure plus ou moins le job à la récupération. Souvent statique, surtout comparé à son compère au milieu Ndong.


Ndong (3,9)

Très présent d’un bout à l’autre du terrain en début de match, avec un pressing appuyé et des bonnes projections offensives qui ont failli être récompensées d’un but, si Benitez ne sortait pas une grosse parade face à sa reprise de la tête. Il s’est beaucoup moins fait remarquer en deuxième mi-temps.


Mavididi (4,6)

Il s’est montré parfois remuant sur son côté avec des appels intéressants, en particulier en première mi-temps. Comme le reste de l’équipe, il était moins à son aise en deuxième mi-temps et manque encore d’automatismes avec ses partenaires.


Chouiar (4,3)

Bien présent défensivement au tout début du match, il assistait bien Mendyl pour faire du côté gauche la zone à éviter. Trop discret par la suite, avec tout de même de bonnes mais trop rares percussions. Il cède sa place à Amalfitano à la 77e, qui s'installe au milieu au côté de Ndong et Lautoa recule pour une défense à 3 centraux. Le milieu relayeur fait une bonne entrée en profitant de sa fraîcheur face à des adversaires fatigués.


Pereira (3,8)

Trop imprécis dans sa finition, il a rarement fait les bons choix à l’approche des buts adverses. Pas non plus très rigoureux au marquage surtout sur son vis-à-vis Wylan Cyprien, qui a pu dicter le jeu comme il l'entendait. On peut attendre plus du numéro 10 pour les prochaines rencontres. Remplacé à la 58e par Soumaré qui a tenté de belles frappes mais sans succès. Une nouvelle entrée prometteuse.


Tavares (5,5)

La légende du club retrouve la compétition ainsi que le brassard de capitaine et démontre qu'il n’a rien perdu de sa détermination et son sens du but. Opportuniste sur son ouverture du score, il conclue l’action par une frappe enroulée pleine de sang-froid. Bien dans le rythme et agressif au pressing pour gêner la relance adverse, il a pesé sur la défense niçoise. Malheureusement il est battu lors de ses autres face-à-face contre un Benitez des grands soirs.


Alfred Gomis est élu Homme du match par la rédaction loin devant ses coéquipiers.


Vos notes :


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