• Gus21

Nîmes 2-0 DFCO : quand rien ne va...

Alors qu'ils avaient l'occasion de mettre leurs adversaires du soir à 9 points et de voir s'éloigner la zone rouge dans le rétroviseur, les Dijonnais ont vécu une soirée cauchemardesque, au cours de laquelle ils n'ont rien montré mais ont également subi tous les vents contraires. À commencer par la pantomime grotesque des joueurs nîmois.

Le match :

Entame foirée :

Un champ de patates en guise de pelouse, un vent à décorner les cocus en pleine figure, l'un des pires arbitres de Ligue 1 au sifflet et, en face, une équipe revancharde et pas spécialement réputée pour son fair-play et son jeu soyeux. Au coup d'envoi, ce déplacement aux Costières a tout du match piège pour un DFCO en confiance (peut-être même un peu trop). Il ne faudra pas attendre bien longtemps pour voir la prophétie se réaliser. Dès la 1e minute de jeu, Romain Amalfitano écope d'un carton jaune, pour une faute certes virile mais pas exceptionnelle. M. Batta commence son récital. Deux minutes plus tard, un ballon mal dégagé de la tête par Lautoa revient sur Nolan Roux qui parvient à transmettre à Benrahou. Sa frappe est repoussée une première fois par Gomis mais le ballon lui revient et il peut finir à bout portant. Nîmes mène d'entrée et on sent la sale soirée se profiler.


Comedia dell'arte :

Le match prend alors des allures de scène de théâtre. À croire que les hommes de Blaquart vont un peu trop souvent assister aux spectacles dans les arènes de Nîmes. Pendant toute la mi-temps, les Nîmois vont en effet s'adonner à des performances d'acteurs rarement égalées en Ligue 1. Au moindre contact : une roulade digne d'un soldat fauché par obus ; s'il n'y pas de contact : tant pis, on s'écroule et on hurle quand même. Sous la direction d'un Florent Batta à la ramasse qui tombe dans le panneau à chaque fois, les Crocos mettent une application irréprochable à être les pires pleureuses jamais vu sur un terrain de Ligue 1.


Alors, soyons clairs : sur cette première période, le DFCO a réalisé une très mauvaise prestation. Des erreurs techniques à la pelle, quasi pas d'occasion, beaucoup de fébrilité défensive. Bref, franchement moche. Il ne s'agit pas de trouver des excuses aux Dijonnais. Mais l'attitude des Nîmois symbolise juste tout ce qu'il y a de plus détestable dans le foot. On avait déjà vu cette tendance la saison dernière, mais les Crocos compensaient alors par un jeu offensif, plaisant, bien léché. Mais cette année, il n'y a plus rien d'autre que cette attitude détestable et une pelouse des Costières inadmissible qui fait déjouer les adversaires. Une plaie.


Histoire de boire le calice jusqu'à la lie, le DFCO va encaisser un but gag juste avant la mi-temps. Déjà impliqué sur le premier but, Lautoa effectue un une-deux avec Gomis, mettant son gardien en difficulté. Celui-ci prend trop de temps et voit son dégagement contré par un Nolan Roux toujours à l’affût. La sale soirée se confirme.


De l'espoir malgré tout :

À la mi-temps, Stéphane Jobard n'a pas d'autre choix que de jouer son va-tout. Romain Amalfitano, averti dès la première minute, a frôlé le rouge et est logiquement remplacé par Jordan Marié. Et Yassine Benzia fait ses premiers pas sous le maillot dijonnais, en remplacement d'un Mavididi assez fantomatique.


Si les Nîmois reviennent sur la pelouse animés des mêmes intentions (comprendre : passer le plus de temps possible à se rouler par terre en feignant d'avoir été fauché par un 40 tonnes), la physionomie du match évolue légèrement. D'abord, M. Batta se fait (un peu) moins prendre au jeu des comédiens sudistes. Mais surtout, le DFCO maîtrise mieux le milieu de terrain, grâce notamment aux deux entrants. Jordan Marié se met tout de suite en lumière en récupérant beaucoup de ballons et en en perdant peu, ce qui permet aux siens d'évoluer dans l'entre-jeu avec un peu plus de sérénité.


Puis Yassine Benzia, après un quart d'heure pour s'acclimater, commence à prendre en main l'animation offensive dijonnaise. Par deux fois, il crée de bons décalages pour servir Julio Tavares mais le capitaine dijonnais croque. La malchance poursuit le néo-Dijonnais qui, à la 76e, va décocher une magnifique frappe enroulée depuis le cœur de la surface... qui va taper les deux poteaux de Bernardoni avant de ressortir. La poisse. Il était écrit que ce soir le DFCO ne marquerait pas.


Malgré du mieux en deuxième période, et notamment la première apparition très prometteuse de Benzia, les Dijonnais se sont montrés trop maladroits devant pour espérer mieux. Cette défaite, au terme d'un scénario cauchemardesque et dans un contexte lamentable, empêche le DFCO de se détacher de la zone rouge et entérine les difficultés dijonnaises à l'extérieur. Elle ne doit toutefois pas faire tomber dans le pessimisme : on affronte pas tous les jours le cirque Pinder sur un terrain vague.

- par Gus21


Les notes des joueurs :

Gomis (4,3) : Peu décisif, et en partie fautif sur le but de Nolan Roux. Très approximatif sur ses relances car pas aidé par le vent. On pardonne et on oublie, des jours "sans" ça arrive.


Chafik (4,6) : Loin de sa forme du week-end, mais pas largué non plus. Pas autant de réussite sur les centres cependant.


Ecuélé-Manga (3,3) : Ce n'est pas BEM qui était titulaire en défense aux Costières mais son cousin éloigné. Méconnaissable, il n'a pas apporté de sérénité à la charnière contrairement à son habitude


Lautoa (1,6) : Après avoir offert quelques masterclass, le voilà qui retombe dans ses travers. Coupable sur les deux buts, et très fébrile toute la partie.


Ngonda (4,5) : Difficile à cerner, El Maestro 5 Marcelo Ngonda a bien bloqué quelques offensives et a relativement bien muselé Fehrat, mais il commet encore trop d'erreurs et n'apporte presque rien sur les phases de possession.


Amalfitano (2,6) : Après avoir écopé d'un carton jaune totalement injuste dès la première minute, RA20 a ensuite eu de la chance de ne pas se faire expulser. Une mi-temps fade, juste après que l'on sorte un article faisant ses éloges...

Remplacé à la 46e par Marié (5,3), qui a mieux maîtrisé ses ardeurs, mais pour ce qui est de maîtriser le ballon, on a vu mieux de sa part.


Ndong (3,3) : Seulement l'ombre de lui même ce soir. Pas d'erreurs grossières, mais celui qui brille en général de mille feux au milieu était pour le coup invisible face aux terribles Theo Valse et Lucas Dos-au-sol.

Remplacé par Cadiz (N/A) à la 62e, qui ne s'est illustré que par un joli coup d'épaule et un carton jaune quelques minutes après. Qui pourra lui en vouloir ?


Mavididi (3,6) : Comme contre le SB29, il a été très approximatif et ne gagnait que peu de duels. Mais cette fois, pas le droit à une seconde chance en deuxième mi-temps.

Remplacé par Benzia (6,6) à la mi-temps, qui pour sa première a fait tourner la tête des crocos, et surtout fait chavirer les cœurs des Dijonnais. Si cette prestation est un avant-goût de ce qu'il nous réserve, on va vite se retrouver comme ce supporter de Newcastle...


Baldé (3,4) : Il était au courant que les duels seraient importants, et il en a remporté plus d'un. Mais que de déchet dans la création et la finition... Mama n'a-t-il pas gâché toutes ses munitions d'un coup à la J22 ?


Chouiar (3,6) : analyser le match de Chouiar, c'est se sentir comme un éboueur tant il y a de déchets. Une frappe sans conviction, des dribbles qui font ralentir le jeu, où est passé Chouiar ?


Tavares (3,3) : Non seulement il ne s'est procuré qu'une grosse occasion avec Benzia, mais il semblait résigné, plus occupé à exprimer son mécontentement envers M. Bata qu'à remobiliser les troupes comme un bon capitaine.

- par No_Vak


(photos : FoxSports.it)

© Le Dijon Show, 2020

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