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Pau 2-0 DFCO : pires, et nés de la dernière pluie

Garande rate ses débuts contre des Palois forts de leurs certitudes. Sans une prestation XXL d'Auxerre sur le terrain de Nancy, Dijon serait en train d'occuper la dernière place du championnat de Ligue 2.

La vapeur ne s'est pas inversée pour Reynet, qui n'a toujours pas le moindre clean-sheet à son actif.

Pour sa toute première sous l'ère Patrice Garande, le Dijon FCO est organisé en 5-3-2, avec le retour de Zargo Touré dans la charnière et de Mattéo Ahlinvi au milieu. Rocchia étant trop juste, il démarre sur le banc et laisse à Belhadji l'occasion de faire ses premiers pas dans la peau d'un titulaire en tant que latéral droit, Ngouyamsa prenant le côté gauche. Deaux et Scheidler sont logiquement reconduits .


LE MATCH

La première tentative dijonnaise est pour le néo-titulaire, Belhadji, qui après une passe de Bryan Soumaré se retrouve en position de frappe mais tire au dessus du cadre. Scheidler lui aussi a une opportunité mais bute sur un défenseur, ce qui entraîne un contre rapide des Palois, mené par Assifuah, un tacle parfait guide le ballon en corner, qui ne donne rien. Cet archétype sera le thème du match, tout au long de la soirée.


Ahlinvi commence bien cette partie, avec quelques passes bien senties, parfois maladroites, mais aussi une frappe lointaine qui est facilement captée par le portier. La vitesse des ailiers de Pau pose problème à Touré notamment, puis à Ngouyamsa qui essaye de fermer l'angle, la frappe est facilement attrapée par Reynet. Une première alerte à ne pas prendre à la légère. Un coup franc indirect de Soumaré trouve la tête de Scheidler, mais la trajectoire en cloche ne trompe pas le gardien des Jaunes.


Belhadji sur ce début de rencontre ne fait pas tâche à un poste pourtant inhabituel, et intercepte un ballon très haut, avant de manquer son centre. Les centres sont nombreux mais ne trouvent pas pour l'instant preneur. Les deux pistons sont très occupés, comme l'on pouvait s'y attendre. Une erreur de concentration des Dijonnais aurait pu coûter très cher, puisqu'un coup franc joue très vite par Pau ne fuit Lobry que de quelques centimètres dans la zone de réparation, il y avait danger ! Zargo Touré est, de son côté, coupable de plusieurs erreurs. Sans conséquence pour l'instant.

Le meilleur buteur du DFCO n'a pas trouvé le fond des filets cette fois.

Une faute frustrante sifflée contre Lucas Deaux vient interrompre le jeu à tort. Les imprécisions refont surfaces, et Dijon retombe dans ses travers, mais sans se faire particulièrement peur sur la première demi heure. Les Bourguignons n'ont plus frappé au but depuis de longues minutes. Et finalement, sur un coup de pied arrêté, c'est Boto qui se retrouve seul devant le but. Il faut une parade énorme de Reynet pour empêcher le joueur prêté par Auxerre d'ouvrir la marque. Deaux tente la frappe lointaine mais ça manque un peu de puissance pour être vraiment inquiétant.


Et juste avant la pause, comme un sentiment de déjà vu, Pau prend l'avantage en trompant le gardien de Dijon sur corner. Assifuah se faufile alors qu'Ahlinvi rate sa tête, but pas illogique puisque Dijon perdait les pédales depuis au moins 10 minutes (1-0, 45e). Pas de temps additionnel, retour aux vestiaires.


Le coup de grâce

La mi-temps se termine sans changement pour Dijon, l'équipe se fait même peur dans ce temps fort qu'elle ne maîtrise pas. Pau est bien revenu, et fait office de favori pour s'imposer. Armand marque mais est signalé en position de hors jeu, alors que la défense dijonnaise est complètement à la rue. Reynet est contraint à plusieurs arrêts pour sauver la mise. A la 55e minute de jeu, Jacob prend la place d'un Bryan Soumaré en difficulté, et à l'heure de jeu c'est Rocchia, sur une jambe, qui remplace Ngouyamsa.

Ahlinvi a eu du mal a s'exprimer dans le Béarn (photo MaxPPP).

La très timide réaction arrive seulement 12 minutes plus tard, le centre de Deaux est bien placé pour Le Bihan qui s'est démarqué, mais la tête manque de conviction et est sans danger pour Olliero dans le but. Belhadji et Scheidler s'en sortent dans la surface, la frappe du grand avant centre angle fermé est... contrée par Sammaritano devant les cages, renvoi aux six-mètres.


Jacob fait enfin parler de lui et lance Le Bihan, un tacle licite le déstabilise dans la surface, mais le penalty n'est pas accordé, à juste titre. Rocchia aussi s'effondre après un duel à l'épaule avec Koffi, c'est toujours non pour monsieur l'arbitre.


Il reste dix minutes à jouer, et on voit mal comment Dijon pourrait débloquer la situation et ne pas rentrer bredouille. Et c'est finalement le FC Pau qui vient mettre le deuxième, en éliminant le rideau défensif en un simple petit pont, puis en battant Reynet, qui se jette trop facilement (2-0, 82e).


Rocchia se démène toujours malgré le score et tente de marquer de loin, mais la frustration des dijonnais leur monte à la tête, et rien de constructif ne se produit. Encore une fois, comme sortant un traumatisme laissant des séquelles, Dijon se fait punir pour son mauvais match et plonge dans le bas du classement en encaissant deux buts dans des instants cruciaux.


@No_Vak


LES NOTES

Homme du match : Deaux (5,3)

Il a confirmé les points intéressants entrevus lors de ses premières apparitions. Tourné vers l'avant, il a su alterner les ballons portés, les passes en profondeur et les renversements, afin d'essayer d'orienter au mieux le jeu dijonnais. Solide à la récupération, il a certes mis quelques taquets (beaucoup en fait), mais c'est aussi ce qu'on lui demande. Une copie correcte, à confirmer.

Reynet (4) : une énorme parade à la 39e, pas grand chose à faire sur le premier but palois, aussi attentiste que ses défenseurs sur le second. Une copie qui aurait pu être encourageante, mais qui reste finalement moyenne.


Belhadji (3,9) : 1e titularisation, dans un rôle de piston qu'il avait déjà étrenné sous Linarès, et un excellent début de match, avec beaucoup d'engagement et de justesse. À l'image de l'équipe, il s'est ensuite éteint et a montré des lacunes. Un gros travail à faire par ailleurs sur les centres.


Touré (1,3) : bon, allez, on peut arrêter la blague maintenant ? Elle est où la caméra cachée ? On n'a pas sérieusement recruté ce mec, si ? Vraiment ? Eh merde...


Coulibaly (3,6) : quelques suées, deux trois relances foirées, mais globalement pas une si mauvaise copie. À revoir peut-être dans ce rôle d'axe d'une charnière à 3, qui semble le rendre plus serein. Remplacé à la 74e par Sammaritano, sans génie mais à un niveau qui pourrait quand même justifier un peu plus de temps de jeu.


Congré (3,8) : une prestation correcte, jusqu'à la 82e minute et cet arrêt en plein champ tel le chien d'arrêt flairant la bécasse... laissant Essendé partir tranquillement pour inscrire le but du KO. On attend beaucoup mieux de lui.


Ngouyamsa (3) : de l'envie, mais beaucoup d'erreurs sur le plan technique et pas une immense intelligence de jeu. Pas non plus sur son côté favori il faut dire. Remplacé à la 60e minute par Rocchia, qui prouve match après match qu'il est, et de très loin, la meilleure recrue de notre mercato estival.


Ahlinvi (3,8) : point positif, il a beaucoup plus cherché à se projeter vers l'avant et à casser des lignes. Mais il l'a fait souvent à contre-temps et n'a pas pris assez de risque balle au pied. Et puis il y a ce marquage totalement lâché sur Assifuah lors de l'ouverture du score. Dans son duel à distance avec Younoussa, il a perdu des points.


Soumaré (2,5) : dans la lignée de son match contre Toulouse, c'est-à-dire transparent, sans créativité ni prise de risque et en plus avec énormément de déchet sur coup de pied arrêté. On a pourtant vu contre QRM qu'il était capable de beaucoup, beaucoup, mieux. Remplacé à la 55e par Jacob, pour un changement poste pour poste jusque dans le moindre détail : même position sur le terrain, mêmes erreurs techniques, même manque d'impact dans le jeu.


Le Bihan (3,3) : il a eu des opportunités et aurait pu obtenir un penalty, mais il a péché par manque d'efficacité. Surtout, il a passé son temps à chercher la profondeur, alors qu'il semble bien trop à court de forme pour jouer à ce jeu là...


Scheidler (4,0) : intéressant pendant les 25 premières minutes, où ses décrochages ont permis pas mal de combinaisons avec ses milieux ou ses pistons. Il s'est peu à peu éteint ensuite, même s'il a encore eu quelques situations aux abords de la surface. Il ne peut pas toujours créer seul l'exploit.

@Gus21

MOYENNE : 3,5


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