Rennes 5 - 1 DFCO : Direction Ligue 2

Cette fois c'est fait. Après plusieurs mois au purgatoire, tout en bas du classement, c'est aujourd'hui bel et bien terminé pour le DFCO. 9 ans après la descente de 2012, Dijon est de nouveau relégué après une défaite sur la pelouse de Rennes.

Après avoir ouvert le score et entretenu un maigre espoir de révolte, le DFCO s'est finalement effondré en seconde période, à l'image d'une saison catastrophique.

Senou Coulibaly au sol après la défaite contre Rennes 5-1 qui entérine la relégation du DFCO en Ligue 2.
Nouvelle défaite et nouvelle déception, cette fois décuplée par l'officialisation de la descente

La composition est la même qu’au match dernier, Linarès reconduit sa formule en 3-5-2 qui avait fonctionné contre Nice pour retarder l'échéance de la relégation. Benzia et Celina sont au milieu de terrain derrière un duo Assalé-Kamara. Boey n'est pas sur la feuille de match contre son club formateur. Baldé et Chouiar font eux leur retour dans le groupe, mais toujours pas de Konaté, encore écarté.


Au coup d'envoi, le DFCO n'a déjà plus son destin en main. Si une défaire entérine la descente, même une victoire ne garantit pas un nouveau sursis. Alors face à Rennes, l'équipe en forme du moment, encore en course pour l'Europe et invaincue sur les cinq dernière journées, la tâche paraît ardue. Il n'y a plus rien à perdre.


LE MATCH

Et le début de match de ce DFCO ressemble bien à celui d'une équipe qui n'a plus peur. Les joueurs sont libérés sur le terrain, à l'image d'un Celina qui remonte tout le terrain sur le côté gauche. Le meneur de jeu kosovar sert Assalé, fauché par Gomis dans la surface. Déjà buteur sur penalty la semaine dernière, Benzia se charge de mettre au fond le penalty et de récompenser le bon début de match des Dijonnais (0-1, 9e)

Outragé, menacé par le dernier de Ligue 1 que nous sommes, le Stade Rennais reprend vite les choses en main. Une combinaison Bourigeaud-Tait oblige les Rouges à un sauvetage sur leur ligne de but, puis Doku envoie Chala dans le vent pour servir Terrier, Allagbé est sur la trajectoire.


Les Rennais submerge la défense dijonnaise, et finit par trouver la faille. Bourigeaud adresse une merveille de passe vers Terrier en profondeur : complètement seul, il réussit son face à face contre Allagbé en glissant le ballon entre les jambes du porter béninois. Panzo est mystifié par la passe, Ecuele Manga totalement pris de vitesse (1-1, 16e).


Rennes a bel et bien pris le contrôle du match, maitrise le ballon et accélère dès qu'ils le souhaitent face à des Dijonnais en attente des contres mais qui concrétisent mal leur quelques récupérations de balles.


Dijon subit, Rennes domine sans forcer


Allagbé s'illustre de nouveau, en plus de ses sorties rassurantes, sur une tentative lointaine de Bourigeaud et une frappe en angle fermée de Terrier. Rien d'autre à signaler d'un côté ou de l'autre en première mi-temps : après un début de match intense, place à la traditionnelle sieste du dimanche après-midi.


Au retour des vestiaires, les rennais gardent le contrôle et mettent la pression sur des Dijonnais attentistes et dépassés, sans avoir trop à forcer. Un copié-collé de ce que l'on a vu tout au long de cette saison avec notre équipe : Trop peu de danger et poids sur l'adversaire, qui lui n'a même pas besoin d'être à 100% pour domine.


Un temps fort dijonnais...pas récompensé


Autour de l'heure de jeu, Dijon reprend du poil de la bête. Celina tente sa chance de loin, Chala adresse un centre dangereux vers le nouvel entrant Baldé, devancé par Gomis, puis Assalé intercepte une passe manquée de Nzonzi. Sa passe n'est pas dans le bon tempo, Baldé est trop court.


Pour la plus grosse occasion dijonnaise de cette seconde période, Marié hérite du ballon dans ses 40 mètres et lance en orbite Assalé à la limite du hors-jeu : tout seul sur le côté gauche, l'ancien Young Boy tente d'enrouler sa frappe mais rate le cadre. Ce sera son dernier coup d'éclat. Plusieurs fois au sol après des semelles ou contacts pendant le match, il finit par sortir, visiblement gêné aux adducteurs, pour l'entrée de Dobre. C'est la fin du temps fort dijonnais.

Alfred Gomis, ancien du DFCO, s'est interposé pour empêcher Roger Assalé de marquer
Meilleur joueur de champ dijonnais, Roger Assalé a raté son duel avec notre ex Alfred Gomis

Derrière, Rennes tue le match et tranche la gorge aux derniers espoirs : Bourigeaud transperce encore le côté gauche pour servir cette fois Camavinga. L'international A et espoirs sert sur un plateau Terrier pour le doublé (2-1, 71e). Après la remise en jeu, Marié manque un contrôle sur une transmission douteuse de Celina, Flavien Tait s'empare du ballon et s'en va marquer face à une défense dijonnaise sur le reculoir et visiblement encore sonnée du but précédent (3-1, 73e).


C'est la débandade, Dijon n'arrive plus à rien et le SRFC enchaîne : après un but refusé de Terrier, Nyamsi enfonce de le clou de la tête sur coup franc (4-1, 81e), puis Grenier servi au second poteau corse l'addition (5-1, 90e+2).


Dijon s'effondre complètement et n'a plus existé dans les 30 dernières minutes. La descente est entérinée par cette nouvelle défaite sans appel. Comme un symbole, c'est sur ce même score que Rennes avait battu le DFCO lors du premier match de son histoire en Ligue 1, en 2011. 10 ans après, nous voilà de retour en Ligue 2.

On vous laisse profiter de ces magnifiques stats du DFCO sur ce match. @Ligue1UberEats

LES NOTES

L’Homme du Match : Allagbé (4,2)

A défaut de nous avoir sauvé, Allagbé finit la saison de manière correcte et peut décemment prétendre à être le titulaire dans les cages en L2. Mais pour un gardien, être notre meilleur joueur alors que l’on encaisse 5 buts, c’est rarement un motif de satisfaction.


Chafik (2.9) : Bien loin du joueur qu’il était la semaine dernière. Être aussi souvent débordé par les percées de Bourigeaud et Doku, ça pique.


Coulibaly (2.6) : Où est le guerrier que l’on nous a tant vanté ? Lui qui avait pour habitude de tirer tout le monde vers le haut il n’y a pas si longtemps a perdu de sa superbe.


Ecuele-Manga (1.8) : « Qu’est ce que vous voulez que je vous dise ? ». Peut être commencer par prendre tes responsabilités et assumer ta participation importante à un tel fiasco ? Sa piètre prestation aujourd'hui n'a eu d'égale que son interview d'après-match.


Panzo (2.8) : Si l’une des recrues de cette saison a été particulièrement décevante dans le jeu, c’est bien lui. Non pas parce qu’il a été le pire des nouveaux, mais à cause du contraste entre ce que l’on attendait de lui et ce qu’il a réellement été. On se consolera avec quelques vidéos highlights quand il partira à Bolton l’an prochain pour 500.000€.


Chala (2.6) : Un peu plus menaçant que ses quatre compères de la défense, mais était-ce si compliqué ? Il apporte le danger une fois dans la surface, sur un centre près des buts. #bravo


Marié (2.9) : Une bonne première mi-temps pour ensuite sombrer comme tout le monde. Mais c’est l’un des rares qui se soucie encore de l’avenir du DFCO.


Benzia (3.2) : Souvent la cible des rennais lorsqu’il avait le ballon, il a provoqué bon nombre de fautes et marque sur penalty. Malgré ça, on l’a déjà vu meilleur. Remplacé par Sammaritano (79e), qui n’a été que le violoniste sur le Titanic.

Encore un but sur penalty pour la nouvelle coqueluche du public, face à un Alfred Gomis mal-aimé en Bretagne.

Celina (2.8) : Que se passe-t-il dans sa tête pour faire des passes à l’aveugle sous la pression dans notre camp ? Même si Marié est un peu fautif, c’est lui qui initie le but de Tait qui tue tout espoir. Pourtant, Bersant avait commencé le match sur les chapeaux de roue, au point d'amener un but. S'est éteint, comme les autres.


Kamara (3.6) : Inoffensif, et bien malheureux. Comment peut-on espérer quoi que ce soit d’un attaquant en pivot si même les longs ballons sont complètement foirés ? Remplacé par Baldé (56e), pour nous rappeler une énième fois qu’il n’est ni attaquant, ni un vrai joueur de foot.


Assalé (2.6) : Provoque le penalty, quelques fautes par sa vivacité, et puis manque l'immanquable en tête à tête avec Gomis. Bon, j’avoue que face à Alfred, j’aurais été timide aussi. Remplacé par Dobre (67e), qu’on a tenté de lancer dans la profondeur comme un sprinteur spécialiste du 100m, avant de prendre deux buts coup sur coup. Une position idéale pour un attaquant.


MOYENNE : 2.9




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