[RETRO] L’Aventure Ligue 1 : 2018-2019, par toutes les émotions

D’un début de saison exceptionnel et une place de leader aux côtés du PSG à un plongeon dans les fonds moroses de Ligue 1, pour finir avec l’explosion de joie du maintien au barrages, au bout du bout. Cette saison, d’abord sous les ordres de Dall’Oglio puis de Kombouaré , nous a rendus tantôt euphoriques, tantôt déçus au plus haut point, mais toujours en faisant battre notre cœur.

Des visages iconiques de cette saison 18-19, ici à Nice lors du fantastique 4-0 (Photo Eurosport/Getty Images)

Cette article est le quatrième épisode de notre série rétro "l'Aventure Ligue 1". Cette fois-ci, on revient sur la bouleversante saison 2018-2019, la dernière de l'ère ODO en L1.

Pour retrouver les épisodes précédents, c'est ici :

Episode 1 : 2011-12, la grande première

Episode 2 : 2016-2017, le comeback

Episode 3 : 2017-2018, la meilleure de l'histoire


L'équipe :

La saison débute par un mercato pour le moins contrasté. La réussite, c’est d’abord la signature définitive de Naïm Sliti, en prêt du LOSC la saison passée. Alex Runarsson, Senou Coulibaly et Nayef Aguerd, amenés à devenir important pour le club plus tard, arrivent à Dijon. C’est aussi à ce moment-là que débarque de MLS le Général Laurent Ciman (contrat résilié quatre mois plus tard) mais aussi le pari de la relance de Yoann Gourcuff.


Le coach Olivier Dall’Oglio peut toujours compter sur ses piliers avec Yambéré, Amalfitano et Tavares, ainsi que le magicien Sliti. Les anciens Marié, Balmont et Sammaritano sont des relais importants, le jeune Loiodice éclot. Abeid revient de blessure et Lautoa fait les aller-retour entre charnière centrale et milieu sur les feuilles de match. Sur le front de l'attaque, Wesley Saïd et Chang-hoon Kwon sont toujours ces étincelles capables de mettre le feu aux poudres à tout moment.

Le DFCO édition 2018-19 avant un match de présaison (Photo Icon Sport)

Le récit :

Une entame tonitruante Tous les suiveurs du DFCO se rappellent ce début de saison exceptionnel. Toujours dans la veine des #RoadToEuropaLeague de la saison dernière, Dijon engrange trois victoires lors des trois premiers matchs. D’abord en renversant Montpellier sur un but dans le temps additionnel de Coulibaly (2-1). Puis en surclassant Nantes (2-0) avant d’aller tordre l’OGC Nice chez lui (0-4). Le DFCO est leader ex-aequo aux côtés du PSG ! Jules Keita, brillant en présaison et auteur de deux buts et une passe dé à Nice, est notre Neymar à nous (voir plus fort inch'allah)

Baba Neymar célèbre son but face à Nice (Photo Le Parisien)

Le retour a la réalité ne se fait pas attendre. Dès la 4e journée, le DFCO est remis à sa place par Caen (0-2). Le début d’une longue série de douze matchs sans la moindre victoire. Après des corrections par Lyon (0-3), de Strasbourg (3-0) ou encore Nîmes (0-4), les coéquipiers de Mickaël Alphonse ne renouent avec la victoire qu’au terme de la 16e journée face à Guingamp (2-1). Le but victorieux est d’Haddadi à la 88e sur une bonne grosse gaffe du gardien breton Karl-Johan Johnsson. Un coup de chance qui ne soulagera pas longtemps un DFCO fébrile en défense et à la peine à la création.


Le jour le plus long

Après une énième défaite face à Saint-Etienne (3-0) avant la trêve, ODO est de plus en plus fragilisé. Le 31 décembre 2018, la nouvelle tombe et laisse sans voix les supporters : Dall’Oglio n’est plus l’entraîneur du DFCO. Delcourt veut un électro-choc, et vite. Selon lui, le club a besoin d’un pompier. Pour raviver la flamme, Courbis, Girard et Lacombe sont cités, mais c’est finalement le maréchal des logis-chef Antoine Kombouaré qui arrive en Côte d’Or.

On n'écoute pas les Brestois on continue d'adorer ODO (Photo Thomas Jobard/Le Dijon Show)

Malgré une victoire face à Monaco lors de la 22e journée (2-0), le fameux électro-choc se fait attendre. Le technicien kanak mise sur des joueurs d’expérience et sur une rhétorique guerrière. Des profils de « combattants » sont privilégiés, un changement drastique après ODO. Sory Kaba, grand attaquant par la taille, débarque pour apporter sa puissance physique. Dijon peine à marquer des points, étant même tristement battu par Guingamp (1-0, 29e journée)


Mission maintien

C’est à partir de la 31e journée que le DFCO se rebiffe. Une victoire face à l’OL grâce à deux buts contre son camp (1-3), un nul face à Amiens (0-0) et un nouveau succès renversant face au Stade Rennais (3-2), Dijon revit et revient dans la course au maintien. Pour finir, Kwon nous offre trois points inespérés face à Strasbourg avant que notre ex Younousse Sankharé fasse un petit geste en notre souvenir en battant Caen avec Bordeaux lors de la dernière journée. Couplée à notre victoire contre Toulouse (2-1), cette défaite caennaise nous offre un sursis, il faudra passer par les barrages.

Les Rouges célèbrent la 18e place acquise au money time en faisait voltiger Florent Balmont, pour sa 500e en Ligue 1.

Le(s) match(s) : DFCO-Lens, évidemment

« Une pure folie », par @amaurylblt

"C’est dans les moments les plus difficiles que l’on apprend à apprécier les petits plaisirs, le bonheur tout simplement. Cette saison 2018-2019 en est le parfait exemple. Après une panoplie de défaites vécues au stade au compteur, c’est à Lens que je m’aventure. Chat noir FC, tmtc. En stage à Brest à l’époque, je fais la route jusqu’à Lens le jeudi dans la journée afin d’assister au match aller des barrages. Premier match pour moi au stade Bollaert. Une pure folie. Je retrouve quelques copains dijonnais (el grande Thomas Jobard, Anne, Louis et Simon) aux abords du stade pour manger une frite, boire une pinte et taper la discute avec des supporters lensois. L’ambiance est folle, on sent la tribune trembler, jamais vécu de telles émotions dans un stade. Le match se termine sur un score plutôt avantageux pour nous (1-1, but de Kwon), il est désormais temps de rentrer à la maison."