• No_Vak

Strasbourg 1 – 0 DFCO : Impuissance 4

Quatrième défaite de rang pour les Dijonnais qui ont encore livré une prestation peu satisfaisante face à des Strasbourgeois dominateurs sur tous les points. Une énième confirmation que l’équipe n’est (toujours) pas en bonne santé.

Dina et Chafik n'ont pu faire mieux que lors des 3 premières journées de L1

En avant-match, le coach Jobard disait sentir son équipe “convalescente”. Un discours qui se ressent dans les déclarations des joueurs en bord terrain, à la recherche d’un “match référence” mais surtout de “signes encourageants”. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le contenu de la rencontre face à Strasbourg n'eut pas grand chose de rassurant pour la suite de la saison.

Désireux d'entretenir un équilibre défensif, les “fondations de la maison”, Jobard aligne la même défense à 4 que face à Brest. Au milieu, il compose avec les absents et aligne un duo Ndong-Marié entouré sur les ailes par Dina à droite et Celina à gauche, même si celui ci a parfois permuté avec Sammaritano derrière Scheidler.



Le match


Comme à leur habitude, les Strasbourgeois entrent très fort dans la rencontre et font vite planer le danger sur la cage de Gomis. D’abord par un coup franc de Lala au dessus du but (7e), puis par un superbe centre de Bellegarde qui fuit jusqu’au second poteau jusqu’au crâne de Djiku qui ne peut cadrer (9e). L’entrée en matière des Dijonnais n’est pas exécrable, mais les incursions ne serait-ce que dans la moitié de terrain adverse se font rare.


Disposés en 4-4-2 à plat avec des ailiers en retrait sur les phases défensives, les Dijonnais subissent les mouvements alsaciens. Le milieu est bien trop poreux, le pressing quasi-inexistant et les locaux en profitent pour se procurer des occasions dangereuses. Gomis, fidèle à son rang, anticipe et intervient devant Waris qui allait reprendre au second poteau (17e). Puis Simakan tente sa chance d’une frappe de loin sur le gardien dijonnais (22e) avant d’envoyer le cuir sur la barre transversale d’une tête reçue d’un corner (27e).


Les Dijonnais se laissent bien trop faire, et malgré un léger temps fort (c’est dire quelques possessions de plus de dix secondes dans la moitié de terrain strasbourgeoise) et une frappe loin du cadre de Chafik, c’est déjà étonnant que le score soit encore de 0-0. Les Rouges ne proposent rien d’emballant, de plaisant.


Retour des vestiaires, LE temps fort

Après la mi-temps, on voit de bien meilleures intentions côté dijonnais. Dina-Ébimbé surgit enfin et crée du mouvement en attaque. Jordan Marié, en difficulté au côté d’un Ndong apathique, propose bien plus à l’avant, à l’instar d’un Celina qui commence à prendre ses repères avec ses nouveaux coéquipiers. Cette bonne reprise amène une frappe trop écrasée de Dina à l’heure de jeu. C’est tout. Rien d’autre.


Au bout d’un quart d’heure de jeu plus fluide, d’appels pertinents, de décalages dangereux, le DFCO rechute. Strasbourg reprend vite le dessus tandis que l’engouement dijonnais s’estompe. L’entrée de Lautoa à la place de Dina entérine les volontés de victoire de l’équipe, et réaffirme les intentions défensives du staff de Jobard, qui veut désormais garder ce 0-0 et le point du match nul.

La douleur des supporters du DFCO devant un match de leur équipe résumée en une image

Les Dijonnais submergés

S’ouvre alors un autre match, lors duquel on voit des Dijonnais mis sous cloche par des Strasbourgeois lancés à l’assaut de la cage de Gomis, le dernier rempart encore intact. Tout juste entré en jeu, Liénard fait beaucoup de bien aux locaux. Il met sur orbite Ajorque qui en s’aidant de la main, décale Thomasson qui marque un but logiquement refusé (62e). Après des réclamations de penaltys sur une intervention (sans contact) de Gomis sur Ajorque (74e), le gardien sénégalais sort le grand jeu pour détourner la tête de Saadi sur le poteau.


La pression strasbourgeoise se fait de plus en plus intense, et ce qu’on sentait arriver arriva. Sur un action qui suit un corner, les Alsaciens encore en nombre dans la surface submergent la défense et Mitrovic reprend le centre de Liénard pour expédier le ballon au fond des filets (1-0, 80e). Les plans de Jobard tombent à l’eau, il faut désormais égaliser. Cependant l’équipe n’a plus les moyens, et l’addition aurait même été plus salée si Gomis n’avait pas été aussi impérial et sorti une double parade incroyable (88e), ou si Ecuele Manga n’avait pas intercepté sur sa ligne la frappe du bout du pied de Saadi (84e).


A noter un maigre sursaut grâce aux entrées tardives de Younoussa et Philippe, qui combinent dans le temps additionnel pour obtenir le seul tir cadré du match côté dijonnais (92e). La plupart de la rencontre, les hommes de Stéphane Jobard ont subi, vraisemblablement pas aidé par un coaching et des choix tactiques qui paraissent peu judicieux, ou au moins porteur d’aucune ambition franche de victoire.



Un horizon obscur

Les Rouges n’ont pas proposé grand chose de réjouissant, ni même de satisfaisant. L’équipe n’est pas en bonne santé. On peut se réconforter en pensant que beaucoup de joueurs amenés à être très importants dans la course au maintien n’étaient pas disponibles, qu’ils soient à l’infirmerie (Baldé, Diop, Amalfitano) ou suspendus (Assalé). Mais alors que nos deux gardiens sont entourés de rumeurs de départs à un stade avancé, l’avenir paraît sombre. Les choix de Stéphane Jobard n’ont pas été payants sur cette rencontre, à l’image de l’entrée de Lautoa, un profil résolument défensif, alors que l’équipe retrouvait de l’allant offensivement. Alors que le calendrier du prochain mois est très difficile (Montpellier, Bordeaux, Rennes et le PSG), l'avenir ne s’annonce pas radieux pour le DFCO alors que la menace d'une relégation se fait de plus en plus présente.


par @EtienneLVK



Notes des joueurs

Grâce à Gomis, nous avons évité une vraie correction. Pour combien de temps cela durera-t-il ?

L’homme du match : Alfred Gomis (7.1)

Pour la 4e fois consécutive, Gomis a été le meilleur dijonnais sur la pelouse. Parfois surnaturel, par moments un peu maladroit, si Dijon a pu rester dans le match, c’est surtout à Gomis qu’on le doit.


Chafik (5.1) :

Très sollicité sur les phases offensives du DFCO, Fouad n’hésite jamais à monter très haut. Il peut être satisfait de son match, même si ses centres laissaient parfois à désirer. a se serait sûrement passé autrement avec un Baldé.


Écuélé-Manga (4.5) :

Bruno a montré un bien meilleur visage que contre Brest, c’est déjà un point positif. Il est tout de même en retard sur le but de Mitrovic, mais pas le seul fautif.


Panzo (5.6) :

Dijon aurait-t-il trouvé le successeur d’Aguerd ? L’axe gauche a été très serein dans ses interventions, en continuant comme ça les prochaines semaines, il peut vite devenir le patron.


Chala (3.8) :

Souvent dépassé, le Vénézuélien a montré ces limites cet après-midi. Heureusement, il a pu compenser certaines erreurs grâce à sa vitesse, mais il n’a pas apporté grand chose sur nos phases de possession. Décevant.


Ndong (2.6) :

Avis de recherche : avez-vous aperçu un gabonais de 26 ans à proximité de Dijon ? Porté disparu depuis de trop longues semaines, son absence se fait d’autant plus sentir qu’il a été très important l’an dernier.


Marié (2.6) :

Une nouvelle fois à côté de ses pompes, Jo’ le cuistot n’a pas apporté tout ce qui était attendu de lui. Parfois quelques éclairs de lucidité qui lui ont permis de créer des décalages, mais c’est encore trop peu pour prétendre à une place de titulaire chaque week-end. Remplacé par Younoussa (non noté) qui a pris place sur le côté droit de l’attaque. Ses dribbles ont mis le feu dans la défense strasbourgeoise, en seulement 10 minutes il a été le joueur le plus dangereux pour Dijon.


Dina-Ébimbé (3.1) :

1 heure de jeu, et réellement 15 minutes intéressantes. Il est difficile de savoir à quoi s’en tenir avec Junior, mais ce qui est clair, c’est qu’il n’est sûrement pas encore assez mûr pour être titulaire en Ligue 1 dans un premier temps, malgré quelques actions prometteuses. Remplacé par Lautoa (non noté), dont la prestation a été correcte, mais était-ce le bon choix tactique à un moment où Dijon semblait avoir repris le contrôle ?


Celina (2.9) :

Souvent positionné côté gauche, Bersant a mis beaucoup de temps à se mettre dans son match, laissant parfois le couloir libre à Lala et Simakan. Une recrue de son calibre ayant coûté si cher doit faire mieux pour justifier son transfert, ça ira sûrement mieux avec quelques automatismes…


Sammaritano (3.8) :

Aux côtés de l’attaquant pivot, Fred a été intéressant dans la conservation du ballon mais n’a pas non plus eu les opportunités pour créer des occasions, notamment à cause de l’animation au milieu. Et au final, c’est compliqué de noter un attaquant dans ces conditions. Remplacé par Chouiar (non noté), dont les quelques prises de balles auraient pu changer le cours du match, avant le passage en 4-3-3...


Scheidler (3.8) :

Dans une situation similaire à Sammaritano, l’avant-centre n’a pas eu le moindre tir à se mettre sous la dent. Sa capacité à récupérer et garder des ballons dégagés en vitesse par la défense a plus d’une fois soulagé les hommes de Jobard, et son pressing a mis en danger Bingourou Kamara. Mais rien de plus. Remplacé par Philippe (non noté), dont l’entrée a apporté un vent de fraîcheur à l’attaque du DFCO. Toujours dans les bons coups, il tente deux frappes en seulement 10 minutes, soit près de la moitié des tentatives de Dijon dans tout le match...


MOYENNE DE L'ÉQUIPE : 4.1




Vous aussi, vous pouvez vous prendre pour un.e expert.e et donner une note individuelle aux joueurs du DFCO.

Si le sondage s'affiche mal sur votre smartphone : https://forms.gle/t3Qgsreqvd8WTtDR6


804 vues2 commentaires

© Le Dijon Show, 2020

Le Dijon Show
  • Facebook Le Dijon Show
  • Twitter Le Dijon Show
  • Instagram Le Dijon Show
  • Twitch Le Dijon Show TV
  • Youtube Le Dijon Show
Le Dijon Show Féminin
  • Twitter Le Dijon Show Féminin
  • Instagram Le Dijon Show Féminin
  • Youtube Le Dijon Show Féminin