WTF !!! Débrief d'un match INCROYABLE ! (Les notes vont vous surprendre...)

Malgré un début de match intéressant, le DFCO s’incline lourdement sur sa pelouse face au FC Metz. Si les habituelles lacunes dijonnaises ont encore pesé, le chef-d’œuvre d’incompétence réalisé par l’arbitre a été la clé du match. Rien ne nous sera donc épargné cette saison…

Avec son but sur une tête surpuissante/barre rentrante, Mama Baldé remplit son CV pour le mercato d'été ©DFCO

LE MATCH

Partisan de conserver une certaine régularité dans son schéma de jeu pour la fin de saison, David Linarès reconduit son 5-3-2, cette fois sans aucun attaquant de métier dans le onze de départ. Assalé est blessé, Kamara pas retenu, Konaté et Siwe sur le banc. Yassine Benzia est lui aussi indisponible tandis que Wesley Lautoa est titularisé dans l’entre-jeu : on se demande bien sur quoi l’animation dijonnaise va pouvoir se reposer.



Un cancer nommé Schneider


Pourtant, la partie démarre sur un bon rythme, le DFCO ne démérite pas et commence même à prendre le jeu à son compte quand se produit le premier tournant du match. A la 12e minute, Papa Yade, déjà sous le coup d’un carton jaune, pose une énorme semelle sur la cheville de Senou Coulibaly. Le geste, qui vu au ralenti pourrait mériter un rouge direct, doit logiquement valoir au milieu messin au moins un second avertissement, synonyme d’expulsion. C’est sans compter sur le génie de M. Schneider. Déjà auteur d’un enculage en règle lors du Dijon – Lyon d’avril 2018, ce parangon de l’arbitrage français décide de ne rien infliger au joueur messin. Une décision incompréhensible et honteuse, qui aura ses conséquences.

Cette injustice a en tout cas le mérite d’encore enhardir des Dijonnais déjà plaisants. Pendant 20 minutes, ils asphyxient les Messins et se procurent plusieurs situations intéressantes par Marié (17e), Balde (23e, 25e) et Ecuele-Manga (30e). Mais comme trop souvent cette saison, la précision n’y est pas dans le dernier geste. Et peu à peu, les Lorrains commencent à desserrer l’étau. Les débats s’équilibrent et Allagbé doit même s’employer devant Maïga (33e). Le deuxième tournant du match intervient peu après. A la 37e minute, le FC Metz récupère le ballon au milieu de terrain (en faisant faute sur Celina au passage…). Lancé côté gauche, Papa Yade, qui aurait dû être expulsé 25 minutes plus tôt, prend le dessus sur Chafik et adresse un bon centre à ras de terre, que Coulibaly intercepte. Malheureuse, le défenseur dijonnais loupe complètement son dégagement et renvoie le ballon sur Lamine Gueye. Ni Ecuele-Manga, très mal place, ni Panzo, complètement statique, ni Chala, qui n’est pas redescendu, ne peuvent empêcher l’attaquant messin d’ouvrir le score.


A partir de là, comme la semaine dernière à Rennes et comme à de nombreuses reprises cette saison, les Dijonnais vont abdiquer. Les Messins se procurent plusieurs situations dangereuses. A la 42e minute, M. Schneider, visiblement désireux de parachever son œuvre, accorde aux Lorrains un coup-franc côté droit sur une faute très peu évidente de Celina. Bien frappé, le coup-franc est mal dégagé par la défense dijonnaise et atterri dans les pieds de Sarr, qui place une reprise imparable dans la lucarne d’Allagbé. Dans la foulée, Bersant Celina explique à M. Schneider à quel point il ferait mieux d’aller catapulter ses grands morts et écope du rouge qui aurait dû revenir, en début de match, à Papa Yade. Auteurs d’un bon début de match, le DFCO, pris entre ses travers habituels et un arbitrage cataclysmique, rentre aux vestiaires en infériorité numérique et avec deux buts de retard. Le match semble déjà plié. La seconde période s’annonce longue.



Une révolte louable


Suite à l’expulsion de Celina, Linares revoit ses plans et décide de repasser dans une défense à 4. Sammaritano rentre ainsi à la place de Panzo, tandis que Ngonda remplace un Chala dépassé en première période. Contre toute attente, les Dijonnais reviennent sur la pelouse avec de biens meilleures intentions. Sammaritano, fraîchement entré en jeu, s’offre une belle occasion à la 46e minute. Deux minutes plus tard, sur un corner qu’il a lui-même obtenu, Mama Baldé est à la réception d'un bon ballon du Breton et place une tête imparable sous la barre d’Oukidja. En infériorité numérique, le DFCO s’accroche, et par deux fois Dina-Ebimbe a même l’occasion de remettre les deux équipes à égalité, mais Oukidja s’interpose (55e, 69e).


Comme pendant la moitié de la première période, les Messins sont méconnaissables et perdent de nouveau le fil du match. Pendant 25 minutes, difficile de croire qu’une des deux équipes joue à 10 tant les débats sont équilibrés, voire en faveur du DFCO. Mais à force de se découvrir pour essayer de créer l’exploit, les Dijonnais s’exposent aux contres. A la 71e minute, sur un contre éclair, Angban parvient à centrer malgré le bon retour de Marié. Chafik se jette pour tenter de dégager le ballon mais ne peut que le dévier. Le geste du latéral trompe Allagbé, pourtant sur la trajectoire. La tentative de retour in extremis de Mama Baldé ne suffira pas à empêcher les Messins de refaire le break.

Alors que la défaite semble inéluctable, les Dijonnais ont néanmoins le mérite, cette fois, de ne pas abdiquer et d’essayer de proposer du jeu malgré tout. Les entrées en jeu de Chouiar et Dobre en lieu et place de Baldé et Dina apportent même, pendant quelques minutes, un vent de fraîcheur dans l’attaque dijonnaise. Mais l’infériorité numérique fini par peser et à la 82e minute, à l’issue d’une belle action messine, Vagner ajuste Allagbé du pied droit. Dans la foulée (85e), sur un coup-franc de Boulaya, Bronn envoi une tête puissante dans la lucarne. La messe est dite et pour la deuxième fois en deux matchs, le DFCO termine en encaissant 5 buts.


Même si on ne met plus guère d’émotion dans le résultat à ce stade de la saison, le match du jour laisse néanmoins un sale goût de frustration et d’énervement. Certes, le DFCO a montré une nouvelle fois ses limites habituelles, notamment sa maladresse devant le but, ses erreurs de placement en défense et ses chutes de mental. Néanmoins, au vu du jeu proposé pendant la première demi-heure, Dijon méritait bien mieux et l’arbitrage catastrophique de M. Schneider a très clairement tué le match. Evidemment, si le DFCO est relégué, ce n’est pas la faute de l’arbitrage. N’empêche qu’on n’a pas besoin de ça en plus.

Bref, vivement que la saison se termine.

- Par @Gus21

Pour l'ambiance festive ce weekend, il valait mieux être à la rave party de Couchey que Dijonnais sur le terrain © AFP


LES NOTES


L’Homme du match : Sammaritano (4,4)

Avec un impact dès son entrée en jeu, Sammaritano a même réussi l’exploit de faire marquer Mama Baldé. Puis, un bon quart d’heure de légère domination dijonnaise, avant l’effondrement. Mais le numéro 7 n’est pas étranger au bon retour des vestiaires du DFCO, malgré l’infériorité numérique.


Allagbé (2.6) :Complètement abandonné, mais difficile de retenir quoi que ce soit de positif pour lui aujourd’hui.


Chafik (2.6) : Deux buts en l’espace de 2 semaines, plus rien ne l’arrête !


Ecuele-Manga (1.5) :

On veut bien être clément, mais là ça va commencer à se voir… Qui a remplacé BEM par un joueur de R3 ? Dénoncez-vous !


Coulibaly (1.9) :Victime d’un attentat, on peut comprendre sa frustration aux micros de Canal en fin de partie. Mais cela ne l’exonère pas de ses responsabilités de défenseur ! Au moins, ça aussi il le reconnaît.


Panzo (2.9) :Encore quelques matchs comme ça et on pourra lui remettre le Dijon Show Award du « Défenseur le moins claqué du DFCO ». Hourra ? Remplacé par Sammaritano à la 46e pour un changement de système.


Chala (1.3) : Complètement bidon, il n’a fallu qu’une mi-temps à Linarès pour s’en rendre compte. Mais c’était déjà bien trop. Remplacé par Ngonda (2,3) à la 46e (2.3), qui a très bien repris le flambeau de la médiocrité.


Lautoa (1.4) : Qu’est ce qui est rouge et qui attend la fin du match pour se réveiller (et au passage, balancer du messin) ? Remplacé par Siwe à la 86e (non noté), qui a au moins aussi bien défendu.


Marié (3.5) : Bof, mais au moins il y met du coeur. On a comme l’impression de répéter ça chaque semaine, en fait.


Celina (non noté) : Bersant mérite un shout-out pour ses insultes en albanais à l’attention de M. Schneider. Insultes justifiées, tout comme l’expulsion.


Dina-Ebimbe (2.4) : Est fin prêt à intégrer le banc voire le XI du PSG, dans la rotation. Technique à couper le souffle (de rire). Non sérieux, pourquoi on s’entête à faire jouer des joueurs en prêt ? Remplacé par Chouiar à la 75e minute, dont on avait complètement oublié l’existence.


Baldé (3.5) : Un but plus chanceux qu’autre chose, on a du mal à comprendre ce que Linarès lui trouve pour le titulariser de nouveau… Remplacé par Dobre à la 75e, visiblement déterminé à montrer qu’il savait faire quelque chose de ses pieds, mais malheureux.


- Par @No_vak



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