DFCO : inventaire du vestiaire

D’une seule pièce. Il était impératif qu’un jour, un article nous conte l’histoire du maillot de Dijon. Qu’il détaille ses couleurs, son style. Que soient expliqués les logos, les noms inscrits sur les épaules. Qu’on y retrouve évidemment les joueurs qui l’ont si bien endossé. Qu’à travers chacune de ces tuniques remonte un peu de fierté et d’identité, au moment où nous en avons tous grand besoin. Entre évolutions et anecdotes, et parfois quelques… accidents.



Le tee-shirt de football est l’objet qui lie les joueurs et les supporters. Il rompt une certaine distance entre les acteurs du terrain et la foule. Il n’est plus seulement un privilège qui établit un rapport de domination, il devient un signe de ralliement. Il rassemble des inconnus sous le même étendard. Ce dernier témoigne d’un attachement profond et révèle une promesse de fidélité vraisemblablement inébranlable.


Ce maillot, vous le chérissez. Il n’est pas comme les autres. Il a de la valeur. Une valeur identitaire puissante. Vous êtes même fiers d’en avoir plusieurs, cela fait de vous un passionné.

Il est votre compagnon favori lors des rencontres, devant votre écran ou dans les gradins.

Dans les travées du stade, quand ses manches côtoient vos épaules, vous pensez que rien ne peut vous arriver. Il est votre porte-bonheur.


On peut même aller au-delà. Lorsque l’on ose s’attaquer aux maillots et donc aux codes historiques d’une équipe, c’est également et indirectement aux supporters, aux amoureux du club, que l’on s’en prend. Et même à leur fierté de porter le blason frappé sur leur poitrine, qu’ils sont au moins aussi honorés d’arborer que les joueurs…

Cette parure ornée de sponsors entend être la marque d’une épopée humaine et collective qui associe à jamais un club à ses fans. Le maillot de foot devient alors sacré, presque au sens étymologique du terme, comme une chose à laquelle on voue un culte.



Encore plus que le logo de l’équipe, le maillot sert de repère. Il a ce fabuleux pouvoir que de remémorer aux fans une époque, une saison, un joueur.


Seules les marques qui viennent s’agripper à son tissu se diversifient au gré des années. Les couleurs aussi bien que les codes graphiques historiques telles que les bandes ou rayures, sont quasiment intouchables. Les maillots traversent le temps.


Dans chaque fibre textile résident alors les moments de gloire, les séries de victoires, ainsi que les périodes troubles, les défaites cuisantes qu’ont connu les troupes du rectangle vert. Le maillot retranscrit tous ses récits. Il est un livre ouvert en permanence. Chaque rencontre qui passe est une nouvelle page qui s'écrit.

Quand les joueurs accompagnent à grandes foulées sur la pelouse, ce tissu, pourtant si léger, on découvre à quel point le passé est si pesant.


Supporters dijonnais, ce papier est pour vous. QUI PORTE FIEREMENT SES COULEURS AVEC UNE CHOUETTE SUR LE COEUR ?


Avant de rentrer dans le vif du sujet, découvrons ensemble une rétrospective de toutes les tenues portées et emportées par le temps, depuis la création du Dijon Football Côte d'Or. (SPOILER-ALERT : nous n'avons pas le tee-shirt 2022 en exclu...)

Mais où est Charlie ? Votre mission, si vous l’acceptez, est de retrouver Stéphane Jobard. Il s'est caché sur 8 photos officielles en tant que joueur et 6 photos en tant qu'entraîneur adjoint ou coach principal. Une figure du club le mec.



Sacré bleu !


Le 12 juillet 1998, le football français exulte. Pourtant, cette année là, un autre événement reste ancré dans la mémoire des Bourguignons et notamment des Côte-d’Oriens : la création du Dijon Football Côte-d’Or.

Né de la fusion des deux principaux clubs de la ville, le Cercle Football Dijon et le Dijon Football Club, le DFCO voit le jour le 29 avril 1998. Dès lors, les couleurs du club sont désignées : bleu à domicile, jaune à l'extérieur et rouge pour le 3e maillot.

Ces choix ne sont pas anodins, ils sont l’héritage des entités précédemment dissoutes. En effet, les « descendants du DFCO » étaient vêtus de maillots mêlant le bleu et le blanc bien avant 1970 et d’uniformes bleus et jaunes durant les années 90.

Les couleurs traditionnelles du Cercle sont le bleu et le blanc quand le Dijon FC, lui, évolue sous nuances rouges et jaunes. Dans les années 80, au sein du Cercle, le blanc cède progressivement sa place au jaune, en référence à l’incontournable emblème dijonnais : la moutarde.


Photo de l'équipe du Cercle Football Dijon pour la saison 1988/1989 arborant la plus célèbre entreprise dijonnaise de condiments. Pour l’amora du maillot.



On retrouve les trois teintes choisies lors de la fondation du DFCO sur le logo de la ville et également sur ses armoiries.


On peut tout à fait effectuer le parallèle avec le club voisin du DFCO, le Stade Dijonnais, club de rugby basé à Longvic. Ces fondateurs ont eux retenu le bleu et le rouge, les maillots affichant les couleurs similaires.



Depuis que Dijon s’est mis au ballon, le bleu s’est inscrit comme le coloris dominant. C'est le tout premier maillot extérieur de la généalogie du club. Malgré les évolutions, le bleu reste la couleur historique du club.